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 Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]

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Caitriona Walgenwitz
pour un nouveau régime

Caitriona Walgenwitz
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MessageSujet: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptySam 8 Oct - 9:36


Les blessures qui ne se voient pas
feat Alan Walgenwitz

S'il te plaît, je.... Je ne veux pas parler de ça avec toi. Tu t'extrayait de la conversation sans  que ta mère n'ai pu prononcé un mot de plus. Tu prenais la fuite, quittait la pièce sans prendre la peine de te retourner, ni d'écouter ce que tu avais à dire. Tu pinçais tes lèvres pour les empêcher de trembler alors que les larmes envahissaient ton regard azurés. Tu étais sortie du bureau avec assurance, une assurance qui se dissipais à la seconde où tu te retrouvais seule. Ton dos vient se poser contre le mur alors que ton visage vient échouer dans tes mains, comme une barrière entre toi et le monde. Ta respiration était bouleversée par le torrent d'émotion qui te rongeait les entrailles. La porte d'entrée se fit entendre, t'arrachant à cet océan de tristesse pour endosser un masque de faux semblants que tu n'étais plus certaine de savoir porter. Tu prenais une inspiration profonde, tu te redressais alors que tes mains balayaient ta chevelure en arrière. Tu essayais de reprendre un semblant de contenance alors que les pas s'approchaient. Tu allais à leur rencontre, essayant de feindre une impassibilité qui jurait avec tes yeux, incapable de mentir.tes orbes échouaient sur une silhouette étrangement familière et pourtant, presque fantomatique tant cela faisait longtemps qu'elle n'avait croisé ta route. Alan? Tu fronçais les sourcils, la perplexité se mélangeant à la surprise. Tu n'étais pas certaine de savoir quoi faire, cela faisait tellement longtemps que ton chemin n'avait pas croisé le sien. Il fut un temps où vous étiez proche l'un de l'autre, mais la distance s'était sournoisement glissée entre vous, à tel point qu'il était devenu un étranger, curieusement familier. le retrouvé là, devant toi, te donnait pourtant l'impression de ne jamais l'avoir quitté. Tu ouvrais la bouche et la refermait aussitôt, incapable de trouvé les mots. Tes doigts se nouaient nerveusement, alors que ton regard se baissait quelques secondes avant de revenir échoué sur lui, inquisitrice. Qu'est-ce que tu fais là?
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Alan Walgenwitz
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Alan Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptySam 8 Oct - 20:09

T’as finit par le prendre, ce fichu train. Cette fois-ci, personne pour te kidnapper sur le quai. Ca te donnerait presque l’impression de n’avoir vécu qu’un mauvais rêve…
Mais tu sais bien que ce n’est pas le cas. Et tu sais aussi que cela change beaucoup de choses. Tes parents sont-ils au courant ? Est-ce qu’ils savent que ta sœur est en vie ?
Faut-il seulement le leur dire ?

Derrière la fenêtre, des paysages gris défilent devant tes yeux, au son typique des rails glissant sous l’engin. Il ne fait franchement pas beau en ce moment. Mais tes pensées ne se préoccupent guère de la météo.
Cela fait combien de temps au juste… cinq ans ? Non, six… six ans que tu n’es pas retourné au manoir… six ans que tu n’as pas communiqué autrement avec ta famille, que par une correspondance écrite et protocolaire.
Aux dernières nouvelles, ils avaient l’air contant de te savoir en poste, pour le compte des Wolffhart.
Tant mieux ! Pour une fois que tu ne les déçois pas, tu ne vas pas non plus te priver d’en apprécier le luxe.

Lorsque le train arrive en gare, il n’y a personne pour t’attendre. Mais ce n’est pas surprenant.
Tu as bien entendu annoncé ta visite, mais sans être particulièrement précis sur la date. Heureusement d’ailleurs, parce que t’aurais normalement dû arriver 3 jours plus tôt.
Il t’aura fallu tout ce temps pour digérer ta mésaventure, qui n’était évidemment pas un rêve. Le téléphone que tu trimbale à l’arrière de ton jean est là pour te le rappeler, bien qu’il soit resté silencieux jusqu’ici.
Et puis aussi, ce n’est pas la première fois que tu leurs dis que tu vas rentrer.
Mais  aujourd’hui, c’est la première fois que tu le fais vraiment.

Personne, donc.
Comme tu as peu de baguage, tu t’en fiche. Curieusement, tu as presque sur toi la même chose que lorsque tu es partie. Quelques affaires dans un sac, ton argentique en bandoulière. Le strict minimum en fait.
Il ne te manque que cette vieille voiture, qui a fini par rendre l’âme il a quelques mois, et que tu n’as pas encore remplacée.
Tu vas en louer une, pour l’occasion. Car pour une raison étrange, tu n’as pas envie de te pointer à pied. Tu veux sans doute pouvoir faire demi-tour, de jour comme de nuit… pouvoir repartir aussi vite que tu débarque.

Tes parents ont-ils fait circuler l’information ? Tu en doute. Tu leur as trop de fois fait faux bond pour qu’ils aient prit le risque de t’annoncer.
Alors il n’est pas étonnant de voir le domestique te regarder avec des yeux comme des rond de flan, lorsqu’il t’accueil au portail. Tu le reconnais. Et quand lui aussi te reconnait, il se met à sourire de toutes ses dents, et te dégage précipitamment l’accès.
C’est bon de revoir certaines têtes.

Le moteur à bas régime, tu t’engages sur l’allée de gravier. Puis tu coupes le contact, et tu t’accordes encore quelques secondes de répit. Ton cœur va anormalement vite.
Ca ne s’arrange d’ailleurs pas spécialement lorsque tu laisses ton regard planer sur le parc, puis sur la façade du manoir :
Six ans… et rien n’a vraiment changé. Même le lierre sur les murs semble s’être calcifié, pour gagner le droit d’apparaître sur cette toile morte.
Tes yeux s’arrêtent un instant sur une fenêtre, en particulier… tu te rappel encore quand Caitriona se penchait par-dessus le rebord pour te regarder bricoler les engins mécaniques, ou pour te crier de ramener ta fraise au salon, de peur qu’il ne reste plus rien du repas pour toi.
Ce souvenir est apaisant.
C’est peut-être d’ailleurs ça qui t’évite la crise cardiaque, quand le domestique vient tambouriner à la portière.
Le bougre… il n’a pas idée du poids qui t’écrase la poitrine.
Mais tu ne lui en veux pas, et tu le salue chaleureusement en lui confiant ton véhicule, avant de te décider enfin à aller affronter la bête.

La clef est toujours au même endroit. Pourquoi l’aurait-on déplacé. Tu la fais jouer dans la porte en prenant une grande respiration, et tu entre.
Tout est presque pareil, s’en est même un peu effrayant. Tu hésites à t’annoncer, mais après tout, tu n’es pas un étranger… non ?
De toute façon, tu n’as pas forcément été très discret. Alors tu montes les épaules, et tu commences à te diriger d’un pas sûr vers le salon.
Il y a quand même quelque chose de différent : C’était plus animé avant.
Quelqu’un se pointe. Tant mieux. Si cela pouvait être un domestique, ce serait même l’idéal.
Mais quand la silhouette se profil enfin, ton assurance s’évapore.
Bon sang ! Tu t’étais pourtant attendu à tout, te passant de nombreux scénario en revu…
Mais par prudence, tu avais pris soin d’oblitéré celui qui était pourtant le plus simple… celui que tu espérais pourtant le plus.

Tu aimerais lui répondre, lorsqu'elle prononce ton nom, mais le temps s’est arrêté. Tu la regarde bêtement, le visage sans expression, essayant de lui trouver quelque chose de différent. Mais rien y fait. Son image se superpose immédiatement sur chacun des souvenir que tu gardes d’elle. Avec une vitesse fulgurante, elle vient de balayer tes craintes de ne pas être capable de la regarder comme avant.
Cat… ce nom que tu lui as toujours donné… c’est ta petite sœur, bon sang !
A nouveau, elle te parle, te pose une question. Et d’un coup, ses mots te semblent si incongrus qu’ils te font sortir de ta torpeur.

« - Moi ? Ce que je fais là… Cat ?... »

T’as quand même bien été con de ne pas t’attendre à ça. Parce que du coup, tu te sens complètement incapable de retenir la moindre émotion. Tes genoux menacent de flancher, les salauds ! Et ton visage s’anime enfin, trahissant la chaleur qui vient de l’envahir.
Evidemment, tes yeux se mettent à briller anormalement pour parfaire le tableau.
Et merde… fous-donc un peu le contrôle de côté, vieux !

Tu fais un pas dans sa direction, puis un autre. T’as envie de lui dire quelque chose, mais aucun mot n’est assez fort pour exprimer ce que t’as sur le cœur. Alors seulement, tu la prends dans tes bras, et tu la serre plus que nécessaire, pour une simple accolade.
Tu ne sais pas vraiment combien de temps ça dure… une éternité, sans doute. Et ce n’est pourtant pas assez long à ton goût. Mais tu reprends ton calme, tu redeviens le grand frère qui sait gérer n’importe quel situation.
Tu t’écartes d’elle, posant tes mains sûr ses épaules. Et tu lui offre ton plus grand sourire :

« - Bonjour ma sœur. C’est un plaisir, comme toujours ! »

Le langage châtié n’a jamais été nécessaire entre vous.
Sauf, évidement, quand vous aviez envi de faire les idiots.
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Caitriona Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptyLun 10 Oct - 11:39


Les blessures qui ne se voient pas
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tes parents l'avaient-ils fait venir jusqu'à toi pour te faire entendre raison? Le doute et la surprise qui consumait son regard te faisait penser le contraire. Il semblait avoir croisé le chemin d'un fantôme. Il fondit sur toi, t'enfermant dans l'étreinte de ses bras sans que tu ne saches exactement comment réagir. Tu restais, immobile et interdite, alors qu'il te serrait contre lui, t'inondant d'une tendresse dont tu ne savais que faire. Tu refusais de t'abandonner à ce flot sentimental, tu craignais que ce torrent émotionnel ne vienne te submerger, que les pleures reprennent sans que tu ne parviennes à les contrôler. Tu ne pouvais pas te le permettre, tu avais déjà bien trop pleuré et tu n'étais pas certaine que cette fois, tu parviendrais à te réveiller. Tu avais la curieuse impression d'être devenue une boule de détresse et de souffrance, tu n'étais plus que cette douleur grandissante et quand tu l'éloignais, tu n'étais plus qu'un vide incommensurable, un vide qui ne parvenait pas à être comblé par quoi que ce soit. La reconstruction te semblait être insurmontable. A moins que tu ne veuille tout simplement pas t'en remettre, parce que tu ne méritais pas d'être libérée de ce poids, tu étais la cause de ce désastre, tu étais tout aussi coupable que si tu avais mis le feu à cette demeure de ta propre volonté. Tu ne méritais pas d'être soulagée, apaisée ou quoi que ce soit d’autres. Tu méritais cette souffrance absurde qui te consumait de l'intérieur. Il s'éloigne de toi, tout en gardant le contact, des mains posées contre tes épaules. Et tu restais là, face à lui, le toisant curieusement. Morne et impassible, comme si le néant s'était glissé en toi et habitait to corps. Il t'inondait d'amour et d'affection, mais toi, tu n'en étais tout simplement pas capable, peu importe à quel point cela te faisait plaisir de le retrouver. Qu'est ce que tu fais là? Une question e écho à la précédente, qui était restée sans réponse. Tu t'accrochais à des faits, parce qu'il était ton frère, parce que vous aviez été proche, mais la distance s'était sournoisement glissé entre vous et tu n'étais plus certaine de le connaître... A moins que ce soit lui qui ne te connaisse pas, que dans ses yeux, tu étais encore sa petite sœur insouciante, idéaliste et innocente... Mais ses yeux lui mentaient... Tu ne pouvais lui servir les mensonges, mais tu n'étais pas certaine non plus de lui avouer la vérité. Pourquoi es-tu revenu après tout ce temps?
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptyMar 11 Oct - 19:57

Ton sourire se fige, et tes mains se crispent imperceptiblement sur les épaules de ta sœur, alors qu’elle te répète sa question.
Il y a quelque chose qui cloche… quelque chose qui bouge dans ta poitrine, tandis que tu sens se profiler une situation qui ne te plait pas, un scénario que tu aurais voulu éviter… et dont tu te sais entièrement responsable.
Malheureusement, tu n’as pas à attendre longtemps. Car cela se confirme lorsque cette jeune femme que tu n’es plus très sûr de connaître t’interroge à nouveau.
Cette fois, une partie de ton histoire est en train de se fêler, et le temps s’égrène soudain en de douloureuses secondes, tandis que ton visage se ferme, seulement animé par un imperceptible tremblement au coin de tes lèvres…
Tu voudrais remonter le temps, mais tu ne peux pas.

« - Tu… tu me demande pourquoi ? »

Bonne question, ça, Alan ! Pourquoi t’es là ? Pourquoi t’es revenu affronter cette famille que t’a laissée derrière toi depuis quelques années ?
Ta voix se charge anormalement d’une émotion que tu n’arrives plus à contenir :

« - Y a moins d’une semaine… Cat… je t’ai cru m… »

Le mot se perd au fond de ta gorge.
La première fois que t’a voulu revenir, tu portais le deuil en bandoulière. Tu portais la honte, aussi… la honte d’avoir abandonné le seul membre de ta famille qui ne le méritait pas.
Peut-être venais-tu chercher à ce moment-là une improbable absolution auprès de tes géniteurs ?
Puis, d’une manière complètement incroyable, t’as appris que Cat était encore en vie, qu’elle était menacé… qu’elle courait un danger réel mais… qu’elle était en vie, bon sang !
Alors au final, tu commences à réaliser pourquoi t’es venu aujourd’hui.

Tes bras retombent, et cette fois tu recule, interdit. Tu ne te sens plus capable de l’affronter. Ta main droite frôle la poche de ton jean, et tu sens les clefs de la voiture : Es-tu si lâche que tu veux déjà fuir ?
Non…
Tu cherches le mur, à ta gauche, et tu finis par t’appuyer de tout ton long dessus. Tes jambes te soutiennent à peine, maintenant.
Ton regard se perd quelque part en direction du plafond, mais tu ne le vois pas. Tout ce qui t’es arrivée dernièrement est en train de se refermer sur toi.
Pourtant, il y a quand même une chose que tu dois faire… quelque chose que tu ne peux pas garder plus longtemps.
Alors tu prends une grande inspiration, pour que ta voix tremble le moins possible, puis tu fermes les yeux.

« - Caitriona je… j’aurais dû revenir il y a longtemps… J’te demande pardon… »

Cat…
Est-elle seulement encore là pour t’entendre…
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptyMer 12 Oct - 12:24


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Tu… tu me demande pourquoi ? Tu le toises curieusement, attendant visiblement plus que ce semblant de réponses qu'il formulait sous la forme d'une autre question. Y a moins d’une semaine… Cat… je t’ai cru m… l’émotion le submergeait complètement, tu voyais ses orbes baignés de larmes qui ne parvenaient pas réellement à t'atteindre. Morte? Cela aurait sans doute été préférable.L'impassibilité et l'insensibilité se dégage de ton être sans que tu ne le contrôle réellement. Tu n'est qu'une carcasse vide, une enveloppe de chair et de sang, contenant une semblant d'âme détruite par une douleur et une souffrance sans précédent. Tu donnerais tout pour un instant de répit, juste une seconde, une toute petite seconde. Tu donnerais tout pour l'instant où tu quittes tes songes s'éternisent et que la réalité ne vienne pas te frapper de plein fouet. Tes propos étaient durent, tu en avais conscience, mais il s'extirpait de toi avec tant de facilité, tant d'aisance. Tu le blessais, sans le vouloir, mais tu le blessais tout de même. Tu laissais échapper un soupire, secouant ta frimousse à la négative. Tu le pensais pourtant... Tu aurais préférer mourir dans les flammes plutôt que d'affronter cet après, insupportable, insurmontable... Caitriona je… j’aurais dû revenir il y a longtemps… J’te demande pardon… Il n'y pouvait rien. la colère et la méchanceté de tes paroles, ils ne les méritaient pas le mins du monde. Qu'il ait été là ou non, il n'aurait pas pu te préservé de cette situation. Tu en étais la seule responsable, par les choix que tu avais, par la force de tes idéaux bafouées. Tu le toisais de ce regard vide et distant, presque fantomatique. Un soupire s'extirpait hors de tes lèvres alors que tu haussais les épaules, encore. Tu n'as pas à t'excuser. Je ne suis revenue qu'il y a peu...Alors de toute façon, cela n'aurait probablement rien changé.
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MessageSujet: Re: Les blessures qui ne se voient pas [ALAN]   Les blessures qui ne se voient pas [ALAN] EmptyLun 17 Oct - 16:36

Tu rouvre les yeux, et ton regard se perd sur une lézarde qui court le long du plafond. Dans tes souvenirs, seule une petite fissure s’était glissée à l’angle des marches qui montaient à l’étage, derrière vous. Mais le temps était passé par là. Et tout comme ton histoire qui s’ouvrait maintenant en deux, la demeure familiale accusait le passage des années et son manque d’entretien.
Le temps s’en était pris à tout le monde, sans distinction.

La chance t’est pourtant donné de réparer ça, Alan… aussi infime soit-elle, tu ne peux pas la laisser glisser dans l’oubli… comme tu as déjà pu le faire à tant de reprises.
La chance insolente t’est donnée d’avoir remonté le temps, pour une fois.
C’est comme lorsque l’on rêve d’une personne juste après son décès, et qu’au réveil, la réalité nous retombe sur l’âme meurtrie. Tandis qu’en cet instant précis, tout est à l’inverse !
Ce n’est pas son fantôme que tu as en face de toi, espèce d’idiot !

Les paroles de ta sœur remontent à la surface, se superposent à ta réflexion, et te font baisser le nez dans sa direction : vient-elle bien de dire qu’elle aurait préférée être morte ?
Il n’y a pas de doute, pourtant : La jeune femme qui se trouve en face de toi est bien ta sœur. Elle n’a pas changé tant que ça en une demi-décennie, et la madeleine de Proust est bien trop parfumée pour que l’on puisse te mentir.
Mais dans son cœur, il en est tout autre… et tu t’en veux de ne pas l’avoir compris plus tôt.
Qu’es-tu devenue, Cat ?...

Tu t’en veux d’avoir instinctivement fermé ton empathie, de t’être protégé avec ta soeur comme tu le fais avec tout le monde… alors qu’elle n’est pas tout le monde. Tu t’en veux de ne pas être revenu plus tôt…
Pour la première fois en fait, tu t’en veux même t’être parti.
Mais tu vas saisir cette chance, quoi qu’il en coûte !

Tandis que tu la regarde, tu laisses à nouveau les souvenirs affluer dans tes pensées. Tu revois les sourires, les rires. Ils sont légions. Ils vous appartiennent à elle et toi, et ils sont peut-être la clef. Tu te reprends, tu redeviens celui que les tempêtes ne  pouvaient renverser. Ce n’est bientôt plus le mur qui te soutient, mais toi qui soutiens la demeure. Mais tu n’as que faire de cette vieille bâtisse... Cette énergie retrouvé, tu la dirige entièrement vers Caitriona.
Ton visage n’est que douceur à son égard.

« - D’accord ma sœur ! On se battra plus tard pour savoir si je dois me confondre en excuse, ou chanter à tue-tête dans toute la maison. Mais d’abord, viens s’il te plait ! Si on reste ici, nos géniteurs vont finir par nous tomber dessus, et ça risque de durer des plombes… »

Tu te redresse de toute ta hauteur. Tu ne veux plus voir d’épaules qui s’affaissent. Ni les tiennes, ni les siennes. Tu tends la main dans une invitation sans équivoque, en direction de celle plus menue de ta soeur. Tu anticipe d’ailleurs déjà un possible refus de sa part :

« - Cat !? C’est moi, c’est Alan ! Tu vas quand même pas me laisser en pâture à ses vieux croutons, n’est-ce pas ? »

Ta voix est légère et emprunte de cette complicité d’antan.
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