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 la mécanique du coeur (vittorina)

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Vittore Monaci
impérialiste du Lion

Vittore Monaci
la mécanique du coeur (vittorina) Giphy
‹ MESSAGES : 692
‹ PSEUDO : natblida, jen.
‹ FACE & CREDITS : ir, balaclava.
‹ ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-huit.
‹ STATUT CIVIL : époux, et père d'une douce fillette qui le rend vulnérable.
‹ STATUT DU SANG : la pureté divine.
‹ OCCUPATION : lieutenant-général.
‹ ALLÉGEANCE : devant le lion l'échine s'est pliée par finasserie, le trône allemand pour celui d'italie. murmures et sourires sournois. les pupilles s'affrontent, se surveillent et les biens s'échangent pour redonner leurs couleurs aux blasons souillés.
‹ LOCALISATION : bremen, les terres profitables des pressureurs. si loin des natales où bientôt flotteront fièrement les étendards émeraude et sang, au-dessus des armoiries de ta famille. l'insipide allemagne n'est que monnaie d'échange alors que tu n'es qu'impatience face au jour ou dans leur dos tu planteras ton couteau.
‹ COMPÉTENCES : domination (niv. 1) impulsivité (niv. 2) espérance (niv. 1)



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MessageSujet: la mécanique du coeur (vittorina)   la mécanique du coeur (vittorina) EmptyLun 22 Aoû - 17:43

We’re alike, you and i.
Two blue hearts locked in our wrong minds.
« Ah, mon cher beau-fils. Alors, ces affaires ? » Les affaires. Trop en tête, et aucune de régler. L'esprit incapable de plancher sur la plus infime des choses, ni même de se concentrer assez pour suivre la plus banale des conversations. Elle. Seulement elle dans ta tête et impensable de l'occulter. Tu serais fou, si tu ne faisais même qu'y songer. « Éreintantes, mais plutôt bonnes en ces temps. » Cette demeure qui n'était tienne, elle fourmillait toujours de monde et malgré les précautions, tu n'avais su échapper aux banales discussions ça et là, entreprises avec les membres de ta belle famille sûrement désireux de profiter des minces rayons du soleil qui baignaient leurs jardins. « Très bien, très bien. » Il regardait alentour, ton beau-père. L'œil distrait, ses membres se mouvaient plus qu'à l'habitude, mais tu n'avais guère l'envie ni le temps d'épiloguer. Avais-tu seulement le pouvoir en ce jour de porter attention aux tracas d'autrui ? Peut-être pas, et sûrement était-ce la raison pour laquelle tu n'avais même répondu à ton conseiller la veille, ni ce matin même. Au diable ces affaires devenues futiles depuis l'annonce, le coup de massue qu'elle t'avait porté, celle qui ne t'attendait. « Vous allez rejoindre ma fille, je présume ? » « En effet, d'ailleurs si vous voulez bien m'excuser. » « Bien-sûr, ne jamais faire attendre une femme Vittore, c'est le plus sage des conseils que je puisse vous donner. » Et tu partageais son rire, vaguement, faussement. Voilà bien des heures que tes lèvres ne s'étaient plus étirées ainsi, ou peut-être seulement au moment ou véritablement, tu avais pris conscience de cette nouvelle devenue fardeau. Celui-là même qui t'avait fait quitter tes terres pour fouler celles des alliés. Si précipitamment, trop peut-être d'ailleurs. Jamais tu n'étais revenu vers la belle, du moins pas si tôt. Et si le silence durant des jours, des semaines parfois s'installait entre vous, là il n'avait que trop duré. Vous deviez parler, tu devais comprendre et surtout, de ton esprit elle devait ôter chaque doute qui s'étaient immiscés. « Passez une agréable journée. » « A bientôt, Vittore. » Et les couloirs de l'antre des lions n'avaient jamais paru si longs, au même titre que ce silence n'avait jamais semblé des plus oppressants. Pourtant, c'est seulement une fois face à cette porte entrouverte, face à la chambre de jeune fille de celle qui partageait maintenant la tienne, que tu respirais. Enfin, pleinement. Lourdement. Et sans même frapper ni t'annoncer, tu poussais silencieusement le bois qui vous séparait, avant de t'approcher, d'à travers le miroir de cette coiffeuse jauger ses traits. Elle était belle, ta douce. Toujours si belle. Et chaque fois que tu la revoyais après l'absence, même les plus brèves, tu te disais qu'il n'y avait qu'elle. Qu'il n'y aurait toujours qu'elle. Malgré les mots et les maux, malgré les actes, malgré toutes ces choses pour lesquelles vous vous déchiriez. Le Dieu n'avait été que trop bon de l'avoir mise sur ta route, celle que sûrement tu ne méritais. « Nous devons parler. » Et tu n'osais la toucher, pas plus que d'user de mots doux. Toujours cette fierté qui t'en empêchait, peut-être aussi un brin de rancœur, celle que sûrement elle partageait.
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MessageSujet: Re: la mécanique du coeur (vittorina)   la mécanique du coeur (vittorina) EmptyLun 22 Aoû - 19:27

la mécanique du coeur
Katharina & Vittore
Ah ! S'il en est un dans les cieux qui ait jamais veillé sur toi, que devient-il en ce moment ? Il est assis devant un orgue ; ses ailes sont à demi ouvertes, ses mains étendues sur le clavier d'ivoire ; il commence un hymne éternel, l'hymne d'amour et d'immortel oubli.

La nuit avait été agité, terriblement. Une fois la porte de la maison fermée, Katharina avait continué à s'enfuir. Loin de son mari, loin de sa maison. Elle n'avait eu pas d'autres choix que de revenir auprès de ses racines. Et rapidement, alors qu'il était plus de deux heures du matin, une domestique avait ouvert la porte, la vieille gouvernante. Sans un mot, Katharina s'était engouffrée dans le palais, dans sa protection. Quelques minutes après son passage, son père était descendu du lit, l'incompréhension sur son visage. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ce que sa petite fille, sa première née, faisait là. Alors, elle avait bredouillé de vagues excuses. Une envie soudain de voir sa famille, un besoin important de parler des alliances. Elle n'avait pas voulu dire la vérité. Elle n'avait pas voulu dire la brûlure qu'elle ressentait encore sur sa gorge, les mots échangés. De toute façon, elle se serait fait sermonner. Son père ne l'aurait pas comprise, il ne pensait qu'au pouvoir et aux alliances. L'amour était une notion dont il ne connaissait rien. Il avait lu ce mot dans un dictionnaire, sans jamais n'avoir pu le ressentir. Les mariages arrangés entre les sang-purs ne facilitaient pas la naissance de l'amour. Alors, Katharina s'était rapidement mise à l'abri dans sa chambre, loin de toutes questions. Elle ne voulait voir personne, elle ne voulait rendre de compte à personne. Tout c'était passé tellement vite. Elle était venue pour annoncer une bonne nouvelle, une nouvelle qui aurait dû ravir son mari. Et puis il y avait eu les mots, les mots qui l'avaient blessés. Les réactions de celui qu'elle pensait bêtement être son âme-sœur. Et puis le geste, ce geste de trop qui avait poussé Katharina à tout lui envoyer balader. Elle lui avait annoncé sa grossesse. D'une manière horrible. Pour lui faire mal, pas pour le rendre heureux. Parce qu'elle savait que grâce à ses mots, il s'en voudrait de l'avoir violenté ainsi. Elle avait utilisé sa grossesse, ce cadeau qu'on lui avait fait, pour un acte malhonnête.
Après toute cette nuit bien agitée, Katharina s'était finalement couchée, seule. Mais Morphée semblait avoir décidé de la punir pour ses actes. Elle n'avait fait que se retourner, repensant encore et toujours à ce qu'il s'était passé. Elle revoyait les images, en boucle, à l'infini. Si bien qu'elle crut devenir folle. Quand six heures sonna, elle se décida finalement à se lever afin de se préparer. Après une douche, devant sa coiffeuse, elle peigna un long moment sa chevelure comme hypnotisée. Les marques d'une nuit agitée était présentes sur son visage, les cernes bleutées soulignaient son regard. Son teint aussi pâle que le marbre blanc donnait une image cadavérique de la jeune femme. Vittore lui manquait déjà. Moins de quatre heures et elle regrettait déjà ses paroles. Elle avait besoin de lui, besoin de sentir son odeur, besoin d'entendre sa voix, ses mots si doux qui pouvaient l'apaiser. Mais elle était blessée, terriblement blessée par la nuit passée. Toute la matinée, elle se traîna dans sa chambre, ressassant encore et toujours les mêmes pensées, les mêmes images. Elle en était malade, malade de tout ce qui était arrivé. Malade d'être seule, sans son pilier. Vers la fin de la matinée, elle décida finalement de se placer face à sa fenêtre afin de sentir les rayons du soleil caresser son visage. D'une main distraite, elle caressa son ventre qui pour l'instant, ne pouvait laisser penser qu'un petit être vivait à l'intérieur. Que serait l'avenir de cet enfant ? Comment le couple allait-il finir ? Vittore pourrait-il la rejeter pour une autre femme ? Déciderait-il de garder l'enfant en l'empêchant de le voir ? De son autre main, elle caressa sa gorge qui avait bien souffert quelques heures plus tôt. Aucune marque n'était présente mais elle ne pouvait s'empêcher de frisonner de douleur quand elle touchait son cou. Il lui avait fait mal physiquement. Elle lui avait fait mal mentalement.
Et puis soudain, elle entendit la porte grincer. Katharina jeta un coup d’œil dans la coiffeuse qui était à quelques centimètres devant elle. Son regard croisa celui de Vittore. Il était venu jusqu'ici, aussi vite après leur dispute. C'était douloureux de le regarder, dur de devoir affronter ce visage sans pouvoir le toucher. Pendant un temps, ils restèrent ainsi, à se dévisager à travers la coiffeuse. La tension était palpable, Katharina avait presque peur de respirer. Elle ne savait pas ce qu'il allait se passer. Elle était prise dans un tourbillon d'émotions contradictoires. Elle le haïssait pour hier, elle avait envie de lui faire mal. Encore et encore, comme lui, lui avait fait mal. Elle avait envie de le prendre dans ses bras, passionnément. Elle avait envie de l'embrasser, de sentir ses lèvres courir sur son corps. Elle avait envie de lui enfoncer ses ongles dans la chair, pour le faire crier sa souffrance. Mais elle se contentait de rester là, encore et toujours immobile. Quand il fit quelques pas dans la pièce, elle se résigna à se retourner. Il n'aurait pas du venir, tout aurait été tellement simple si il n'était pas venu. « Nous devons parler. » Elle entendait la tension dans sa voix. Il semblait encore en colère. D'un geste fébrile, elle s'approcha de quelques pas, juste un peu, pour réduire la distance qui les séparait. Elle était troublée, tellement troublée qu'elle avait l'impression que sa tête allait exploser. Elle voulait lui crier de partir. Elle voulait lui crier de venir plus près. « Tu veux qu'on parle ou est-ce que tu veux encore m'attraper par la gorge Vittore ? » Elle n'avait trouvé que ça. Encore et toujours des mots sanglants. Encore et toujours des mots pour faire mal. Elle n'arrivait plus à réfléchir, elle n'arrivait plus à penser. D'un geste désespéré, elle se passa une main dans ses cheveux détachés. « Où est Adelaïde ? Qui s'occupe d'elle ? » Elle n'aimait pas savoir sa fille seule sans elle. Elle n'aimait pas savoir que quelqu'un s'occupait d'elle sans avoir pu donner des consignes avant. Même si il s'agit encore et toujours de la même nourrice, elle avait besoin de tout diriger. « Est-ce que tu es venu te séparer de moi Vittore ? » Dit-elle d'une voix plus brisée que ce qu'elle aurait voulu. Elle se décida enfin à le regarder dans les yeux. Elle ne voulait pas être rejetée, elle ne voulait pas voir son mariage voler en éclat. Et alors qu'elle cherchait désespérément une lueur chaleureuse dans le regard du jeune Prince, elle ne trouva que dureté et froideur.
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Dernière édition par Katharina Monaci le Sam 24 Sep - 11:18, édité 1 fois
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Vittore Monaci
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‹ MESSAGES : 692
‹ PSEUDO : natblida, jen.
‹ FACE & CREDITS : ir, balaclava.
‹ ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-huit.
‹ STATUT CIVIL : époux, et père d'une douce fillette qui le rend vulnérable.
‹ STATUT DU SANG : la pureté divine.
‹ OCCUPATION : lieutenant-général.
‹ ALLÉGEANCE : devant le lion l'échine s'est pliée par finasserie, le trône allemand pour celui d'italie. murmures et sourires sournois. les pupilles s'affrontent, se surveillent et les biens s'échangent pour redonner leurs couleurs aux blasons souillés.
‹ LOCALISATION : bremen, les terres profitables des pressureurs. si loin des natales où bientôt flotteront fièrement les étendards émeraude et sang, au-dessus des armoiries de ta famille. l'insipide allemagne n'est que monnaie d'échange alors que tu n'es qu'impatience face au jour ou dans leur dos tu planteras ton couteau.
‹ COMPÉTENCES : domination (niv. 1) impulsivité (niv. 2) espérance (niv. 1)



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MessageSujet: Re: la mécanique du coeur (vittorina)   la mécanique du coeur (vittorina) EmptyMer 24 Aoû - 14:12

Difficile, que de soutenir ces prunelles fatiguées. Et pourtant tu osais, la regarder. Tu osais, après tout, tout ce que tu avais dit, et pire, ce que tu avais fait. Peut-être aurais-tu préféré qu'elle reste de dos, et ainsi n'avoir qu'à affronter cette chevelure dorée, ou ce simple reflet dans le miroir qui presque aurait pu paraître irréel. Chimérique, comme l'était l'instant. Et cette rencontre, ces mots tellement banals sortis d'entre tes lèvres à nouveau pincées. Que faisais-tu là, pourquoi étais-tu là. Tu avais baissé les armes en te rendant ici, en parcourant tout ce chemin pour faire face à l'agneau, toi, le loup qui l'avait torturé. Alors, pourquoi n'étais-tu capable d'un brin plus rabaisser ta dignité, et user de ces paroles qu'elle mériterait. Car cette froideur n'était utile, et tout homme au bon cœur ne l'aurait faite endurer à la blessée. Mais ton cœur à toi, il n'était plaisant. Ni à voir, ni à partager, apparemment. Mieux valait-il le fuir peut-être, te fuir, car entrer dans tes grâces n'apportait que souffrance. Tu t'accrochais aux choses. Trop longtemps, trop fort, et tu finissais par les pervertir. Ta sœur n'en avait-elle pas été la preuve suffisante ? Elle, d'ailleurs là, quelque part dans cette demeure. Seulement quelques mètres te séparaient d'elle, ta douce sœur, la prunelle de tes pupilles pleines de rancœur. Toujours, tu avais juré devant Dieu de lui porter amour et secoure, pourtant le simple fait que tu respirais encore suffisait à faire son malheur. Ces ciels azur, tu les assombrissais de ta présence orageuse. Et pire encore, tu les rendais dépendantes aux tourments, à ce déchirement dont tu n'étais qu'annonciateur, parfois même provocateur. A croire que l'adversité était ce qui te gardait en vie, celle-là même que tu haïssais tant, mais que tu attirais, constamment, sans jamais ne rien pouvoir faire contre. Parce que tu n'étais qu'égoïsme, et parce que ta vie sûrement comptait bien plus que les leurs. Quoi que tu en disais, quoi que tu te forçais à en penser. Elles seraient mieux, elles deux, si tu n'étais plus. Car qu'est-ce qu'un trône pour ta femme, par rapport à une vie de calvaire aux côtés d'un époux infidèle, pire, devenu violent. Et qu'est-ce que l'Allemagne pour ta sœur, celle qui ne rêvait de mariage, mais seulement de la douce Italie. En te passant la corde au cou de toi-même, tu satisferais tellement d'âme. Mais bien trop lâche pour cela, le couard que tu demeurais attendait simplement que d'autres mains se tâchent finalement de sang en le faisant. « Notre fille est aux mains de sa nourrisse habituelle, mieux valait-il ne pas lui imposer cela. » Vos mots n'étaient que coups échangés, et dans vos prunelles encore tellement de haine, pourtant toujours l'étincelle de cet amour enténébré. Tu aurais voulu sourire, tu aurais voulu l'approcher, la prendre dans tes bras et délicatement, toucher ce ventre au sein duquel grandissait ton enfant. Mais tu ne pouvais pas, tu n'osais pas. Et outre cela, accepterait-elle seulement qu'un jour tu reposes les mains sur elle ? Tu n'étais digne, de parcourir à nouveau ce corps meurtri. Moins digne encore d'y implanter la vie. « Je ne pense que ce soit ce dont nous devons discuter en premier lieu. » Vos prunelles se jaugeaient, et tu ne pouvais lutter contre l'envie, le besoin de les faire descendre sur son corps.
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MessageSujet: Re: la mécanique du coeur (vittorina)   la mécanique du coeur (vittorina) EmptySam 3 Sep - 17:32

la mécanique du coeur
Katharina & Vittore
Ah ! S'il en est un dans les cieux qui ait jamais veillé sur toi, que devient-il en ce moment ? Il est assis devant un orgue ; ses ailes sont à demi ouvertes, ses mains étendues sur le clavier d'ivoire ; il commence un hymne éternel, l'hymne d'amour et d'immortel oubli.

Le cœur lourd, les yeux fermés, la belle Katharina faisait tout pour empêcher ses émotions de la submerger. Elle devait être forte, elle devait être maître d'elle-même. Cela ne lui ressemblait pas de s'emporter autant. Elle qui était d'un calme constant habituellement, avait agit sans réfléchir. Elle n'avait pas supporté les paroles de Vittore. Elle n'était pas sûr d'elle, jamais. Et la moindre phrase qui pouvait lui faire croire qu'elle n'était pas désirée l’insupportait. Elle avait peur Katharina, peur de perdre Vittore, peur qu'il ne trouve une meilleure femme pour lui. Elle ne se sentait pas belle, elle ne se sentait pas désirable. Perdue dans ses habits volumineux, elle avait l'impression qu'ils brillaient plus qu'elle. Certains la trouvait belle, elle se trouvait quelconque. Alors, quand Vittore avait parlé, d'un ton désintéressé, Katharina avait explosé. « Notre fille est aux mains de sa nourrisse habituelle, mieux valait-il ne pas lui imposer cela. » Depuis toujours, Katharina entretenait un lien privilégié avec sa petite fille. Elle ne pouvait s'empêcher de la couver, à l'extrême. Jamais elle ne voulait la lâcher, jamais elle ne voulait laisser quelqu'un d'autre s'en occuper. C'était la sienne, à personne d'autre, même pas à Vittore. Elle tenait ce besoin de protection d'un accouchement difficile. Cette nuit-là, elle avait failli perdre sa fille. Elle avait failli ne pas voir le visage de son petite ange. A l'instant même où Katharina avait pu la tenir dans ses bras, tout avait changé. Elle qui ne se pensait pas maternelle, se découvrit un besoin vital de s'occuper de sa fille. Les premières semaines avaient étés les plus dures. Pas une seule fois elle n'avait laissé sa petite fille seule. Elle mangeait avec Adelaïde, elle dormait avec Adelaïde, elle vivait pour Adelaïde. Son mari avait cru devenir fou pendant cette période. Fini l'intimité du couple, fini la Katharina qui s'occupait des affaires d'état. Elle n'était devenue bonne qu'à rester à la maison s'occuper des enfants. Et ce n'était pas cela donc Vittore avait besoin, il avait besoin d'une reine. Au bout de trois semaines à ce rythme là, une dispute avait éclaté entre les deux. Vittore voulait retrouver sa femme et non pas une inconnue. Il avait enlevé la jeune Adelaïde des mains de sa femme pour la confier à une nourrice. La fureur de Katharina avait été monstrueuse. Mais au final, cela avait marché.  La jolie blonde était sortie de ce cercle vicieux malgré le fait qu'elle était toujours restée très protectrice avec sa fille. « Et de quoi veux-tu parler Vittore ? De l'Italie encore une fois ? » Elle n'avait pas crié, elle avait dis cela d'un ton résigné. Elle avait l'habitude à force. « Dis-moi tout, je t'écoute. »
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