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 Beautiful day to fall in love ! (ALAN)

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Freya Rosenwald
impérialiste de la Rose

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‹ ÂGE DU PERSONNAGE : 22 ans
‹ STATUT CIVIL : Destinée à épouser un sang-pur, à conserver le sang parfait... et pourtant si attirée par la mixité... Par un homme en particulier.. ( Alan )
‹ STATUT DU SANG : Sang-pur
‹ OCCUPATION : étudiante en histoire de l'art section art contemporain ( néo-gothique/romantisme) + travail comme assistante du conservateur du musée d'art de Berlin toujours dans la même section.
‹ SCOLARITÉ : Diplômée major de promotion Goldadler, aujourd'hui étudiante en fin de Master en histoire de l'art ( néogothique/romantisme )
‹ ALLÉGEANCE : Impérialiste de la Rose, officiellement, parce que officieusement c'est compliqué
‹ LOCALISATION : Entre le musée d'art, son appartement en ville et le palais Impérial - puis secrètement avec Alan ou Kora -
‹ INVENTAIRE : Le collier de sa soeur Serena qui est une labradorite protectrice, son portable ( quand elle ne l'oublie pas dans un coin ), un carnet, histoire de dessiner ou écrire quelque chose quand elle en a besoin, une pince à cheveux, un rouge à lèvres et tout un attirail de bordel dans son sac.... ( dont elle n'a pas forcément besoin....)
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MessageSujet: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Jeu 20 Oct - 0:50


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  


Mon téléphone vibre, à vrai dire je sais qui c’est et je n’ai pas envie de répondre. Je vérifie l’identité de la personne qui tente de me joindre. Je soupire et je me décide à ne pas répondre, comme à ma première intuition, je n’ai pas vraiment envie de discuter. Ma mère semble ne pas toujours comprendre que ses règles sont lourdes. Non je n’irais pas à son dîner, je n’irais pas sourire devant des gens qui pensent que je suis la fille parfaite de la maîtresse de ce pays. J’aime ma mère, je sais qu’avec les pensées que je tiens cela peut porter à confusion, je fais tout pour elle, mais il y a des moments où j’ai simplement besoin de me consacrer à ma vie. Je ne peux pas aller à son dîner parce que tout simplement je songe à réviser. Elle veut que je sois irréprochable, alors qu’elle me laisse le temps de l’être, être présente tout le temps pour elle, pour mes frères est un boulot à plein temps. Seulement je suis déjà bien occupée dans ma vie et cela reviendrait à me dédoubler si je voulais avoir le temps d’être partout à la fois pour tout le monde. J’aime ma famille, naturellement ils sont tout ce que j’ai, tout ce que j’ai eu de plus cher. Je suis heureuse d’être avec eux, de les avoir mais leur vie est bouleversée par un tas de choses qui gangrène la mienne. Je ne vis plus, je parais à côté d’eux. Je n’arrive pas à être moi-même, quand j’essaie le sang de Rosenwald me rappelle au devoir et je dois reprendre une vie aussi droite et sévère que possible. Dans ces moments-là, la meilleure chose à faire pour moi c’est peindre. Ce soir c’est un peu ce que j’ai prévu, puis potasser mes cours, je suis en dernière année de master, je termine mes études dans moins d’un an, je ne veux pas tout cacher, je dois persévérer. Je sais que l’art est loin d’être la priorité dans ma famille mais sans cette matière, je ne vis plus du tout, je m’efface doucement et un jour cela sera irrémédiable. Ma mère tente de me faire croire qu’elle me soutient, elle le tient principalement devant les actionnaires, les hommes politiques, les familles qui l’aident, la soutiennent, la financent. Comme pour confirmer ses dires elle m’a acheté une fortune une de mes peintures, la seule que j’ai vendu à ce prix-là. Ce n’était pas mon but d’en faire un business. Ma peinture d’un style troubadour, romantique est affichée au dessus de la cheminée de son immense bureau. Bien entendu, c’est flatteur. Mais je n’irais pas à son dîner. La présence de Luis et Lukas et de leurs femmes suffira amplement. Je range mon portable et je le laisse à mon casier. J’épingle mon badge d’assistante du conservateur du musée. Je dois vérifier tout une livraison que l’on reçoit des hangars. On va changer quelques pièces et c’est à moi de vérifier la livraison. J’aurais préféré avoir quelques personnes à mes côtés, cela risque de me prendre toute la journée, mais dans une sens, j’aime avoir ce privilège. Je file dans la ruelle où la camionnette doit se garer. Je prends mon formulaire. Mes talons claquent sur le marbre de l’allée du musée que je traverse à travers les touristes. Je me fraye un chemin, je passe par les petites portes et j’arrive dehors dans le froid. La camionnette semble être juste arrivée. Je signe le formulaire du chauffeur. Je sais qu’il ne m’aidera pas, s’il fait la moindre erreur les assurances ne couvriront pas les dégâts car il n’est pas habilité. Parfait, courage Freya, tu peux le faire. J’en viens à regretter mes escarpins. J’ai beau avoir l’habitude de courir avec partout dans le musée pour les vérifications des collections, là porter des œuvres perchée sur 8 centimètres, je crains que cela ne soit pas la chose la plus simple au monde. Je peux le faire. Je dois sortir les œuvres, une collection qui n’a pas été ouverte au public depuis une vingtaine d’années. Des peintres allemands peu connus du grand public du style romantique. C’est une période que j’adore. On s’inspire des mythes anciens teutoniques, pour faire plus clair les peintres se sont inspirés des mythes médiévaux allemands pour faire leurs œuvres. En Allemagne nous sommes des spécialistes de cet art, tous les château de la Bavière sont sous cet ordre, Louis II de Bavière était le plus grand passionné de mythe médiévaux de l’époque. Il a fait construire des châteaux s’inspirant des mythes de Walkyries et Wagner le grand compositeur de la même époque à composer pour Louis II avec la même inspiration. La liste est longue, je vous épargne, je crains de passer pour une fille bien trop ennuyeuse. Je passe du temps à tout vérifier dans l’arrière du camion, le nombre et la qualité.

Maintenant il va me falloir un technicien pour descendre les grosses boîtes dans lesquelles se trouvent les œuvres. Ce qui s’avère moins simple que prévu. Je confie les œuvres au chauffeur le temps de partir à ma quête. Bien entendu tout le temps semble occupé et je ne peux pas laisser dans une ruelle ouverte au public des œuvres aussi longtemps. Et merde. Je risque de me faire virer pour ce que je veux faire mais tant pis. Je prends dans un des bureaux un badge en plus au cas où. Je peux bien tenter de soudoyer le chauffeur et le faire passer pour un employer ? Pourquoi pas ? Oh je sais l’idée est stupide, vraiment stupide ! Je reviens vers lui, il est devant sa camionnette en train de fumer une cigarette. Je prends mon courage à deux mains et je déglutis et je me lance. Deux minutes j’essuie un échec cuisant et il part même au café du coin de la rue, je suis censée le siffler quand j’ai terminé. Ma tête ne doit pas lui revenir. Et merde ! Bon, je vais procéder autrement, je dois trouver quelqu’un qui m’aide à rentrer les œuvres dans les arrières salles le temps que les experts les préparent. J’hésite, j’hésite et puis je me rends dans l’allée du musée la plus proche. Elle n’est plus aussi pleine qu’une il y a une heure. La première personne que je vois, et qui semble tout à fait normale, est un jeune homme, légèrement plus âge que moi. Il semble absorbé par les œuvres ce que j’aime voir. Les gens qui aiment ma passion me rendent plus heureuse, je me sens moins seule. Je m’avance doucement, je vais le déranger à tous les coups mais je n’ai pas le choix et je n’ai pas toute la journée surtout. Il me faut quelques secondes pour me lancer. Je n’ai pas cette aisance partout, ici je joue un peu ma carrière alors je ne suis pas la plus fière au monde à enfreindre une loi du musée.
« -Hum, oh, excusez-moi, je suis vraiment navrée … je vous embête. »
J’hésite, je suis à deux doigts de faire demi-tour, pourtant rien qu’en croisant son regard, j’ai envie de lui faire confiance. Je me ferais peut-être avoir mais là pour le moment, je n’y crois pas le moins du monde. Alors je continue.
«  -Que diriez-vous de devenir agent de musée, l’espace d’un moment, j’ai affreusement besoin d’aide pour une collection et je me retrouve toute seule, vous me sauveriez… vraiment ! »
Je lui fais un petit sourire timide, un regard qui ressemble à celui d’un chien battu et je le prie pour qu’il accepte.  
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Alan Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Jeu 20 Oct - 13:46

C’est un beau jour en effet ! Une accalmie dans cette météo maussade qui plombe Berlin depuis quelques temps. Une accalmie dans tous ces soucis qui te courent après depuis bientôt deux semaines…
Tu devrais en profiter, mon vieux ! Tu devrais te taper un footing le long du parc, ou te poser l’après-midi au bord d’un lac. La journée est à toi. Elle te tend les bras.
Mais au lieu de ça, tu préfères t’enfermer entre quatre murs… c’est tout toi, ça !

Bon, le musée d’art est quand même une bonne option, il faut bien l’admettre. Car puisqu’il fait grand soleil dehors, ça ne se bouscule pas dans la galerie. Et puis tu t’épargne quand même le Berlin sorcier. Et ça, c’est le minimum ! Ici, les chances de croiser ne serais-ce qu’un petit bout de magie sont infime, laissant ainsi une partie de tes soucis de l’autre côté.
Les gens que tu croise sont tout à fait humains. Et ils te plaisent, les humains. Ils sont simples, leur gouvernement est simple. Leur monde vivant tire vers une technologie qui vous échappe souvent, à vous les sorciers. D’ailleurs, cette technologie, toi, tu l’aime bien. Elle te permet sans doute de compenser le fait que tu ne brilles pas beaucoup dans ce monde d’où tu viens.
Combien de fois t’es-tu demandé à quel univers tu appartenais vraiment, en fait ? C’est peut-être ça la vraie signification de ton titre de « sang-mêlé » finalement : Tu es à cheval entre deux mondes, entre deux sociétés qui se partagent ton cœur.
N’empêche que des fois, tu te dis que si il n’y avait pas cette poigné de personne qui te retenaient là-bas, ça ferait un bout de temps que t’aurais fait tes valises…
Sauf qu’aujourd’hui, c’est juste un jour de congé. Demain, tu retournes au bureau, brasser un peu de paperasserie, un peu de politique, pour ces chers Wolffhart. Ce sont les rares sorciers purs qui ont de la considération pour toi, ta famille et ton sang… tu ne vas quand même pas les plaquer là, les bouder ?
Ce n’est évidemment pas ton genre.

Alors, puisque tu n’es pas en train de prendre la poudre d’escampette, tu es tout aussi bien dans ce musée sans histoire. La journée est à toi, Alan. Profites-donc un peu du calme pour aller voir cette nouvelle collection dont tu as eu vent.
Mais au fait ? Tu n’es pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un expert dans le domaine de la peinture, non ? Ton truc à toi, c’est plutôt la photo il me semble. Alors qu’es-ce que tu fais planter devant ce tableau ?
Il est figé. Il est calme... comme les photographies, en fait.
Une belle toile te renvoie des émotions que seule tes yeux, et plus rarement ton nez, sont capable de traduire. Alors tu dois te mettre à réfléchir, pour saisir le sens d’une œuvre. Tu fais le choix de mettre en marche tes méninges, pour traduire l’objet qui te fait face en émotion.
Avec les gens, c’est tout l’inverse !
Avec eux, tu dois au contraire te forcer à mettre une distance, pour que leurs émotions ne te sautent pas à la gorge !

L’empathie est ton fardeau. Tu comprends les gens parfois mieux qu’ils ne se comprennent eux-mêmes. Tu peux sentir la joie qu’ils tentent de modérer, ou la peine qu’ils cherchent à dissimuler. Mais tu ne sais pas toujours quoi faire de cette décharge de sentiment qui ne t’appartient pas.
Alors à quelques exceptions près, tu évites de t’attacher.
Enfin pour être franc, tu es quand même bien plus à l’aise, depuis que tu as tourné les talons à la plupart des membres de ta famille. Toujours par habitude, tu fréquente peu de gens. Mais tu gère mieux ton empathie. Il fallait bien ça pour que tu ne te colle pas sous Lexomil, avec tout ce qui t’es arrivé ces derniers temps…

Et voilà ! Tu peux profiter d’une journée de congé, et tu n’arrives pas complètement à te sortir tous ces trucs de la tête.
Finalement, le musée n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, hein… quand tu te défoule, ça marche beaucoup mieux. Pourtant, une fois n’est pas coutume, tu ne te voyais pas franchement fournir beaucoup d’effort en cette belle journée…
En fait, tu ne te voyais pas avoir la moindre interaction sociale non plus, pour dire vrai. Mais quelqu’un vient de s’adresser à toi.

Tu te décroche un instant de tes pensées, de ce tableau que tu regardes sans le voir depuis quelques minutes, et tu tournes la tête.
Oh, fichtre !
La jeune femme qui vient d’attirer ton attention te fait immédiatement reconsidérer ton choix : Le musée était peut-être pas une si mauvaise idée, finalement.
Bon, tu as sans doute l’air un peu bête, parce que tu ne lui réponds pas tout de suite. Elle a l’air d’hésiter une fraction de seconde, et tu cherches encore comment briser ce silence qui pourrait tout à fait devenir désagréable, quand elle te demande ton aide.
Tu lèves un sourcil quand elle fait mention du poste d’agent temporaire, mais la détresse dans sa voix ne t’échappe pas.
Voilà que tu baisse encore ta garde…
Mais comment faire autrement ? Cette jeune femme est belle comme le jour, et sa seule supplication silencieuse aurait suffi à faire fondre un bloc de glace.
Et t’es quand même pas un fichu bloc de glace !
Bon, de toute façon tu te refuses à laisser d’avantage cette personne dans l’incertitude. Alors tu lui retourne son sourire, et t’arrive enfin à faire entendre le son de ta voix :

« - Agent de musée ? Ca à l’air sympa, ça ! Où est-ce que je dois signer, mademoiselle ? »


Sans t’en rendre compte, tu viens d’écarter du même coup les pensées nauséabondes qui te préoccupaient un instant plus tôt.
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Freya Rosenwald
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Jeu 20 Oct - 15:17


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  


RP :

Le mercredi c’est bien simple il n’y a personne. C’est le jour où l’on doit garder les enfants. Le jour où on fait du sport. Le jour que l’on prend pour couper la semaine en deux et qu’elle passe plus vite. Je me retrouve avec personne pour m’aider. Le peu de personne qui auraient pu faire l’affaire ne sont pas disponibles, soit elles sont déjà sur des chantiers dans les galeries du musée, soit elles sont dans les hangars à trier les nouvelles pièces que l’on pourrait décider de mettre dans une des nouvelles ailes du musée. Mon patron est lui aussi en congé, il voulait aller voir sa fille à la compétition de judo à laquelle elle participe. Il me fait pleinement confiance, alors oui, c’est génial, c’est super d’avoir la confiance de son responsable mais c’est surtout une sacrée pression en plus. Il n’est pas question que je me rate. Un loupé et il doutera en permanence de mes capacités. Ce que je me refuse, mon boulot compte beaucoup pour moi, si mon patron est amené à déménager, à être muté ou tout un tas de choses qui pourraient faire qu’il quitte son poste, il m’a toujours dit qu’il ferait en sorte que je prenne sa place, bien entendu il faut que j’ai obtenu mon master, mais je ne m’en fais pas. Il me reste peu de temps, au moins de mai 2017, j’aurais le résultat de tout. Et puis moi je peux être amenée à bouger et obtenir une place dans un autre musée, bien que pour le moment c’est celui-ci que j’adore, celui qui me faisait rêver puisqu’il possède des collections intéressante. Bien entendu ce n’est sûrement pas le meilleur musée du monde. Bien sûr que le Louvre reste un rêve tout comme le British Museum. Deux musées qui possèdent sûrement les plus belles collections. Je me souviens avoir été à Paris lorsque j’étais à l’école de magie, un voyage pour visiter la ville lumière et le quartier sorcier relativement magique. Seulement nous n’avons pas eu le temps de visiter le Louvre. Il est dit que pour tout voir, de fond en comble, il faudrait presque une semaine. Un jour je prendrais des jours de congés et je le ferais de fond en comble. Certes je suis une spécialiste d’art contemporain, le vieux contemporain puisque cette période commence après la révolution, donc elle s’avère très large, mais cela n’empêche que l’art Médiéval qui inspire beaucoup ma période fétiche est très intéressant. En première année nous n’avions pas encore de spécialisation et j’adorais avoir des cours d’art iconographique biblique ou alors l’architecture des églises gothiques et romanes. L’Allemagne se prête tellement bien à l’art complexe du gothique. Mais tout l’art en général est intéressant, comprendre son évolution est une découverte enrichissante. L’art Antique qui part des premières civilisations de Mésopotamie s’avère complexe mais nous explique comment nous en sommes arrivés là. Et croyez-moi, l’art se rattache beaucoup à la religion et à la mythologie, les deux ont toujours été la plus grande source d’inspiration et c’est toujours plus ou moins le cas. La religion pose toujours des problèmes, on ne serait sûrement pas dans cette situation tendue si cela n’était pas le cas. J’aimerais parfois que les gens comprennent qu’on a tous besoin d’avoir des opinions qui divergent et pas juste une idée arrêtée, celle-ci ne peut pas plaire à tout le monde, c’est tout à fait impossible. Les gens veulent imposer leurs idées mais ce n’est pas possible. Plus on impose, plus on conteste. C’est une pensée toute simple que personne ne semble comprendre. Il faut vraiment m’expliquer pourquoi nous sommes comme ça. Nous ne sommes pourtant pas retournés en arrière, nous fabriquons une sorte de ségrégation qui ne devrait pas avoir lieu, quand est-ce qu’une personne assez forte pour se montrer compréhensible. Nous avons un panthéon de dieux pourquoi vouloir un seul au pouvoir ? Ils nous servent tous, tous différemment et pourtant impossible.

Enfin bref il faut que j’avance. Il faut que j’arrive à bosser sans trop penser. Il faut surtout que je trouve une personne. Je vais faire une chose qui pourrait m’attirer des ennuis si je ne trouve pas la bonne personne. J’ai un badge en plus, il faut qu’on prenne cette personne pour un stagiaire ou un ouvrier du musée, allez savoir. Je pars à la chasse à l’entre-aide. Je prie pour qu’un des visiteurs acceptent de m’aider, sinon je vais en avoir pour un gros moment, enfaîte si je n’ai pas un peu d’aide, je crois que les caisses de tableaux ne bougeront pas d’un centimètre. Je prends le premier jeune homme que je croise. Son regard semble amical, tendre. Je souris et j’espère. Non sérieusement il ne peut pas me dire non, un homme se doit d’être galant n’est-ce pas ? Je ne sais pas pourquoi mais en le regardant, je sens mon coeur qui bat à nouveau. Il n’avait pas battre depuis longtemps, depuis la mort d’Adrian pour être honnête. Le seul homme que j’ai aimé et que la vie m’a enlevé. Depuis je me suis interdite d’aimer, c’est trop risqué et puis à quoi bon, ma mère a décidé de me ventre à une famille alliée pour conserver notre sang-pur. Elle n’a pas connu l’amour, je parle du véritable amour, pas l’amour fraternel, pas l’amour filiale avec les enfants. Elle nous aime, je n’en doute pas, elle est redoutable mais tant que nous faisons ce qu’elle veut elle nous aime. Je me demande ce qu’elle ferait si je n’étais plus la petite fifille à sa maman aussi parfaite qu’elle le désire. Elle n’a jamais aimé un homme comme j’ai aimé Adrian, je sais que c’est risqué d’aimer dans le monde dans lequel nous vivons, j’ai pris le risque j’ai perdu. Pour le coup est-ce que je retenterais ? Il faudrait que cette histoire en vaille la peine. Ce futur époux que je vais avoir, je vais devoir le laisser me toucher pour perpétuer la lignée. Je ne veux pas d’enfant, du moins pas maintenant. J’aurais préféré en avoir avec un homme que j’aime, hors, cela ne sera jamais le cas. Enfin bref, je ne vais pas me marier avec l’inconnu qui risque de bien vouloir m’aider. Je souris et je vais ma tête de chien battu pour qu’il me suive. Il ne semble pas méchant, il ne semble pas me prendre pour la fille tarée que je dois un peu être pour faire ça.

Je souffle de soulagement lorsqu’il semble relativement d’accord. Il me sauve la vie. Il n’imagine pas combien je suis heureuse. Je le serre dans mes bras, c’est une réaction un peu vive mais c’est tout naturel. Yes !
« - Vous me sauvez la vie, je crois que vous n’avez pas idée ! »
Je lui épingle le badge pour éviter que l’on vienne lui poser trop de questions, je ne veux pas que l’on soit déranger.
« - Si on vous demande, vous êtes mon stagiaire pour les minutes à venir, oh je suis ravie ! »
Je lui fais un petit signe de la main pour qu’il me suive. On file à travers les couloirs privés pour se retrouver dans l’arrière du musée dans la ruelle. Je déverrouille le camion et je laisse soin à mon ange gardien qui accepte de m’aider de découvrir les quatre grosses caisses rempli d’oeuvres.
« - J’espère que vous êtes plus musclé que moi, on doit faire glisser les caisses pour les mettre dans mon bureau »
Je lui fais un sourire très innocent, oui il y a du boulot c’est vrai mais je suis un peu folle.
« - Si on y arrive je vous offre un repas, une glace, une crêpe, un verre tout ce que vous voulez, vous me sauvez la vie ! »
Je grimpe dans la camionnette et je sors la glissière pour faire descendre les caisses. Je lui tends la main pour qu’on s’y mette.
« - Toujours motivé à vouloir aider une demoiselle en détresse ? »
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Jeu 20 Oct - 18:40

Et bien tu voulais faire disparaître cette contrariété du visage de cette jeune femme… te voilà servit !
Ni-une ni-deux, elle franchit cet espace d’intimité que tu conserves toujours par prudence avec les gens, et t’entours de ses bras dans un geste qui illustre son franc soulagement.
Toi, tu affiche un sourire un peu idiot, ainsi saisit par cette demoiselle un brin plus petite que toi. Lorsqu’elle se recule, tu te rends compte qu’elle est perchée sur de bons talons. Sans cela, elle t’arrivait à peine au menton.
Elle n’a pas franchement l’air d’avoir froid aux yeux !

Curieusement, toi qui n’es pourtant pas un adepte de la proximité, tu ne t’en offusque pas. A vrai dire, le sourire idiot ne te quitte pas tout de suite non plus.
Deviendrais-tu sociable sans t’en rendre compte ?
Tu n’as pas vraiment le temps d’y penser, car elle te gratifie encore de son soulagement, puis elle t’attrape le col pour y accrocher un badge dont elle t’explique aussitôt l’utilité.
Tu jettes un œil dessus. Après tout, puisqu’il faut jouer le jeu, autant savoir quel est ton nom pour cette petite aventure. Ensuite, tu relèves la tête et tu aimerais faire de même avec le badge de la jeune femme, mais elle a déjà tourné les talons, t’invitant d’un geste à la suivre. Bon, et bien tu lui demanderas peut-être plus tard comment elle s’appelle.
En attendant, tu emboite le pas derrière cette étrange et parfaite inconnue.

Quand t’as payé à l’entrée du musée, tu ne t’attendais pas à visiter en bonus les coulisses ! La jeune femme disparait par une porte privée, et le temps de la suivre, elle court déjà le long d’un couloir, puis d’un autre. Eh bien, malgré les talons, elle assure !
Tu n’as tout de même pas de peine pour la rattraper. Mais quelque chose te dit que cette précipitation annonce une tâche urgente, et potentiellement ingrate. Dans quoi t’es-tu donc encore fourré, Alan ?
Tu n’as même pas pensé un seul instant à lui dire non.
Bon, de toute façon, vous voilà dehors, à l’arrière du musée. Tient, ça donne dans cette rue ?
Pas le temps de t’en étonner d’avantage, que ta « responsable de stage » vient d’ouvrir en grande les portes arrières d’un camion.
Et maintenant, tu le vois le piège ? Attend, déplace-toi un peu sur le côté, là… comme ça tu distingues mieux les 4 caisses que te désigne, tout sourire, la jeune femme.
C’est le regard de chien battu, ça… tu ne pouvais pas lutter. Et puis en vérité, ta bonne humeur nouvellement retrouvé n’est pas mise à défaut. Après tout, ce n’est pas toi qui pensais à faire un peu de sport, tout à l’heure ?
Tu remontes les manches de ta chemise et te frotte les mains l’une contre l’autre, lorsqu’elle mentionne le fait de te récompenser pour son aide. Ce n’est pas tant ses propositions qui t’amusent, que le fait qu’elle puisse douter venir à bout du travail. D’un regard, tu la détailles de pied-en-cape,  lorsqu’elle grimpe dans le camion et commence à faire descendre la rampe. Elle te semble fluette, mais il ne faut pas se fier aux apparences.
Pourtant, tu sais que tu ne vas presque pas lui demander de l’aide. Une galanterie mal placé, sans doute, mais l’effort ne te fait pas peur non plus. Tu ne sais pas où se trouve son bureau, mais à vue de nez, il ne vous faudra pas plus d’une demi-heure pour régler l’affaire.
D’un coup, tu te mets à rire. Et cela t’étonnes toi-même, quand tu reprends sa phrase :

« - Si on y arrive ? Mais évidemment qu’on va y arriver ! Et ma motivation est intacte, si vous voulez savoir. »


Tu pourrais grimper à l’arrière sans avoir besoin de son aide, mais tu te sentirais tout à fait rustre de ne pas faire attention à la main qu’elle te tend. Alors tu t’en saisis et monte d’un bond dans le véhicule.
Sa main est douce et tiède, et tu te sens inexplicablement gêné.
Ton sourire faiblit quand tu réalises que le sang te monte au visage, et tu te détourne rapidement, consacrant cette fois une attention tout à fait exagéré à la première caisse.
Tu ne la regarde même pas quand tu t’adresses à nouveau à elle.
Mais qu’est-ce qui t’arrive, Alan ?...

« - Bon, en fait, vous devriez descendre et m’ouvrir la voie. Laissez-moi voir… »
Tu attrapes l’objet de ta subite attention, et tu soupèse la bête : Cette caisse n’est pas si lourde. Et puis sous ton air nonchalant, tu es plutôt sportif.
« - … voilà, allez-y, je vous suis »

Tu n’auras pas de mal à la descendre tout seul, celle-là. Même si tu commences déjà à regretter qu’il n’y ait pas un tire-palette quelque part dans le coin. Si le bureau n’est pas loin, tu ne devrais pas avoir trop de peine à y emporter l’objet.

Mais pourquoi diable évites-tu son regard ?
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Jeu 20 Oct - 19:23


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  


J’ai trouvé la personne, j’espère qu’elle ne partira pas en courant lorsqu’elle va le problème. Les caisses. Elles pèsent leur poids, bon je dis ça mais je suis tout à fait nul en ce qui concerne le sport. Je n’ai pas la moindre force dans les bras, c’est bien pour cela que je préfère demander de l’aide. Si je fais des dégâts je ne me le pardonnerais jamais. Je dois vraiment être folle pour faire une chose pareille mais c’est aussi pour la sécurité des œuvres après tout. Bien que là, je les mette aussi en danger dans les bras d’un inconnu. Il semble tout à fait honnête, je crois avoir confiance, je ne peux pas être sûre, on ne peut jamais l’être lorsqu’il s’agit d’étranger mais j’ai envie de croire qu’il est sincère et son regard parle pour lui. J’en rougis même lorsqu’il me sourit et accepte de m’aider. Les dieux sont avec moi, merci merci ! Je vous le revaudrais c’est promis, juré, craché ! Ou pas craché parce que je déteste ce geste relativement dégoûtant. J’ouvre les portières arrières du camion. Il ne fuit pas en voyant le boulot qui nous attend, mon coeur bat fort, à la fois parce que je stresse quand même et parce que je suis nerveuse à l’idée qu’on me découvre ou alors c’est vraiment l’effet de son regard qui brûle ma peau. Je suis stupide, cela ne m’était jamais arrivé, j’ai toujours fait attention à ne pas casser ma coquille, elle qui est pourtant solide depuis la mort d’Adrian, ce type prise toutes mes certitudes sur l’amour. Cette certitude étant que je ne voulais plus être amoureuse, maintenant j’en suis à me poser des questions à cause d’un inconnu qui me fait bouillir de l’intérieur. Allez on se reprend demoiselle. On ne va pas se laisser avoir par un garçon qui a un minois séduisant. Je dois faire mon boulot, mon boulot, mon boulot allez hop ! Concentration. Je l’invite à monter à l’intérieur de l’habitacle du véhicule. Je baisse la rampe. Je lui promets quand même une récompense, je ne peux pas le laisser partir sans rien lui offrir, il m’aide grandement quand même. Il me propose une solution, il prend la caisse et je lui ouvre la voie jusqu’à mes locaux. Ce n’est pas une mauvaise idée mais va-t-il réussir à porter cela tout seul ? Je sais que je ne vais pas être l’aide la plus parfaite mais quand même, je m’inquiète.

«  - C'est parti dans ce cas. Merci en tout cas, encore une fois de m’aider, je ne sais pas comment je peux être plus reconnaissante ! »
Non je ne sais pas, je suis tombée sur la perle rare. Il semble de plus motivé et pas du tout ronchon, si ce n’est pas généreux ! Je ne sais pas comment faire pour le remercier. Il prend la première caisse. En plus d’être gentil il semble bien se débrouiller. Je note. Non ! Tu ne notes strictement rien Freya, reprends toi, tu travailles, tu n’es pas là pour flirter ou quoique se soit. Allez concentration, tu dois lui ouvrir la voie vers ton bureau. Je file devant lui en galérant à trottiner avec mes escarpins, fichus talents ! Je lui ouvre avec mon passe la première porte et je la lui tiens.
«  - Ce n’est pas trop lourd ? Je suis assez impressionnée ! »
Il tient comme ça jusqu’à mon bureau qui n’est pas à l’autre bout du musée et heureusement. Nous franchissons deux portes et il se trouve dans un couloir pour le personnel. Bien entendu c’est le bordel partout, comme d’habitude, je ne suis pas la fille la plus ordonnée qui soit et je n’avais pas prévu de faire entrer un inconnu ici. Je rougis un peu, mon bureau est bordel organisé après tout et puis tant pis, c’est ma personnalité de penser désordonné.
«  - Mettez cela où vous pouvez peu importe, je dois les inspecter avec le conservateur demain. »
J’attends qu’il pose la caisse dans un coin de la pièce. Je suis toujours aussi renaissance. Je lui fais un large sourire.
«  - C’est terriblement gentil de m’aider… Au faîte, je m’appelle Freya, Freya Rosenwald »
Je tends ma main pour la salutation, est-ce que mon nom de famille va l’impressionner ? Je prie pour que non, j’ai tendance à faire fuir les hommes avec mon identité, j’espère que celui-ci sera plus costaud, si je peux dire. Je suis une fille comme les autres avant tout… et merde je n’aurais pas dû lui dire tout de suite mon nom de famille. Pfff être la fille D’Helmina est parfois plus compliqué que prévu.

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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Ven 21 Oct - 2:36

Sur le moment, tu n’imprime pas l’information qui pourtant aurait dut te foudroyer sur place.
C’est peut-être parce que tu viens de faire un effort, ou bien alors que tu penses à autre chose. A quoi penses-tu, d’ailleurs, Alan ?

Un instant plus tôt, tu te saisissais de la première caisse et partait à la suite de Freya.
Depuis combien de temps trottinait-elle ainsi, aujourd’hui ? Parce qu’entre deux remerciements, tu voyais bien qu’elle commençait à avoir du mal à suivre sur ses talons. Ils devaient se faire maintenant plus douloureux qu’autre chose.
« - Ne le soyez pas…, lui avait tu répondu en laissant échapper un rire léger, quand elle t’avait dit être impressionnée, …ce serait plus lourd si vous m’aviez demandé de porter des statuettes inca. Mais là, ce ne sont que des tableaux… »
En réalité, ce n’était pas si léger que ça. Mais maintenant que tu la voyais accuser le coup avec ses escarpins, tu n’allais pas non plus la faire culpabiliser.
Et puis un peu plus loin, vous arriviez enfin au dit bureau. Le plus dur serait peut-être de trouver un peu d’espace libre, finalement. Tu venais d’ailleurs de poser la caisse, lorsqu’elle s’était présentée.
Freya… le prénom sonnait de manière légère à tes oreilles…

Tu lui rends son sourire, tout en évitant encore un peu de croiser directement son regard. Mais tu n’arrives pas à comprendre pourquoi tu agis ainsi. Cette jeune femme est tout à fait agréable, et tu n’as pas franchement de raison de te sentir gêné… alors pourquoi ton cœur bat-il plus fort qu’il ne le devrait ? Ce n’est sûrement pas l’effort que tu viens de faire qui en est à lui seul la cause.
Aller, arrêtes un peu de ressentir n’importe quoi pour des broutilles, et reprends-toi !
Tu tends la main pour saisir celle qu’elle te présente, et cette fois, comme tu t’y attends, tu t’efforce d’être tout à fait protocolaire.

Mais sa main est douce et tiède…

« -Freya ? Enchanté, vraiment ! Vous savez que vous portez le nom d’une divinité nordique ? »

En fait, on pouvait retrouver l’étymologie de ce prénom jusque dans les tréfonds de la langue scandinave… ça devait signifier quelque chose comme « dame », ou « femme ».
De souvenir, il te semble que la déesse Freya était assigné à la beauté par certains, et aussi à la guerre par d’autre. Dans la plupart des cas, il s’agissait de toute façon d’une déesse majeure du panthéon.
Ton esprit est occupé à sortir toutes ces informations de ta mémoire, et tu te demandes un peu pourquoi. Tu agis comme si ton subconscient tentait de te faire passer à côté de quelque chose.
Enfin tu ajoutes, amusé :

« - Moi c’est Alan. Et… non… je ne crois pas qu’il y ait un dieu quelque part qui porte aussi ce nom. »

Tu relâche sa main, après lui avoir offert une poignée franche, puis tu balayes la pièce du regard : Là, ici et là, il y aura de la place pour les caisses qui reste dans le camion. Très bien. Puisque tes muscles sont encore chauds, autant t’y remettre toute de suite. Cela permettra de revoir largement à la baisse ton évaluation précédente du temps qu'il te faudra pour accomplir la tâche.

« - Alors voilà ce qu’on va faire : Vous me faite un peu de place ici, et là aussi… et là, vous devriez pouvoir pousser un peu tout ça sur le côté, non ?... Moi, pendant ce temps-là, je retourne chercher les autres caisses. Dans 10 minutes, c’est finit et vous avez plus qu’à boucler le véhicule. »

Sans paraître autoritaire, tu utilises tout de même un ton qui ne souffre pas de la réplique. De toute façon, ton plan est génial ! Freya ne sera pas sur ton chemin, tandis que tu ferras des allers retours. Elle ne sera pas obligée de souffrir d’avantage à trotter dans toutes les directions. Et puis vous ne perdrez pas de temps à faire de la place dans le bureau.
Il ne lui restera plus qu’à aller fermer le camion, ou à le rendre à son propriétaire, bien que cette information ne te soit pas connue.
Du coup, tu lui fais un signe avant de repartir dans l’autre sens.

« - A tout de suite ! »

Tu traverses les couloirs sans croiser âme qui vive. Ce qui ne t’empêche pas de vérifier si ton badge temporaire est encore en place. Le camion attend toujours sagement dehors.
Trois minutes plus tard, la seconde caisse a rejoint la première dans le bureau. Tu adresses juste un signe à la jeune femme, et profite de l’espace qui sépare la pièce de la ruelle pour reprendre ton souffle.
Encore un peu plus tard, tu réapparais à la porte avec la caisse suivante.
Non, vraiment, ce que tu fais n’est presque rien. Et tu aimerais que Freya cesse de te remercier à chacun de tes gestes.
Aller, plus qu’une caisse et c’est fini.

Tu montes dans le camion et sous-pèse l’objet : Il va demander un brin d’effort supplémentaire, celui là. Mais ce n’est vraiment rien d’insurmontable. Et comme tu as fait vite pour les autres, tu t’accordes une minute pour préparer le transport dans les meilleures conditions possibles.
Bon, et après ?

Après et bien, ce sera finit. Tu auras rendu service à cette jeune demoiselle en détresse, et tu te vois mal lui réclamer quoi que ce soit en échange. Ça aussi, ce n’est pas ton genre.
Du coup tu regrettes un peu d’en être déjà à la dernière caisse…

Qu’est-ce qui se passe avec cette femme, Alan ?

D’accord, elle est tout à fait charmante ! Et puis ces yeux de chiens battus, tu en as des frissons dans le dos rien que d’y repenser.
Et c’est aussi incontestablement une très belle femme…
Voilà mon grand, tu commences à comprendre à quoi tu penses : cette femme te plait, tout simplement.

Mais quel idiot tu fais, sérieusement ! Tout seul dans le camion, tu te laisses aller à sourire bêtement, en te disant avoir passé un bon après-midi au musée, finalement.
Tu ne reverras sans doute jamais cette jeune femme…
Ou peut-être que si, en fait. Tu sais où elle travail, non ? Et puis elle ne te doit pas un verre ?
Mais arrête ! Elle ne te doit rien du tout ! Depuis quand tu loue tes services ?
Bon, arrête un peu de penser, et finit déjà le travail… Freya t’attend sûrement dans le bureau maintenant.
Attend, c’est Freya comment, déjà ?... Elle te l’a dit tout à l’heure. Roven… Rosen…
Rosenwald…
Freya Rosenwald, c'est ça...

Oh bordel !

Ce n’est que maintenant que tu tilt enfin !
Evidemment que ce nom et ce prénom t'ont semblé tout à fait naturels. Oh bien sûr, ce n’est pas commun de ce côté-ci, du côté des humains « normaux ». Mais Rosenwald… ce nom résonne dans les esprits de tous les sang-purs. Et dans celui des sang-mêlé aussi, comme le tiens…
Surtout le tiens.
Freya ?... attend… si tu resitue un peu le truc, il te semble que c’est le nom d’une des filles de…

Oh bordel !

Sait-elle que tu es un Walgenwitz ?!
Non, tu te souviens très bien ne pas lui avoir dit. Tant mieux ! Tu vas finir de faire ce que tu as à faire, et puis tu salueras bien bas la dame avant de t'en aller, ok ?

Tu finis par te redresser, un peu groggy, et tu vas pour décharger la dernière caisse. Mais une fois celle-ci sortie du camion, tu te laisses rattraper par une nouvelle réflexion :
Freya, elle ne sait pas qui tu es, non ? Et puis elle ne t’a rien fait de mal il me semble ! Son attitude est même tout à fait charmante au contraire.

Mais c’est une princesse, bon-sang !

Ok, mais déjà t’en est pas sûr. Et en suite, tu n’as fait que lui rendre un service, et elle n’a fait que de t’en demander un.
C’est le hasard, et seulement lui, qui vous a fait vous croiser aujourd'hui. Alors arrête ton char, Bernard !
Tu n’as aucune raison de réagir comme ça… de réagir différemment de quand tu ignorais qui elle était.

Oui, sauf que tu lui as tenu la main, et que tu t’apprêtais peut-être à lui sortir ton numéro de charme autours d’un verre...

Putain, c’est dingue !

A cause des nerfs, sûrement, tu te mets à rire de bon cœur !
Il est temps de ramener cette caisse dans le bureau, déjà. Parce que princesse ou pas, elle doit commencer à s’inquiéter, la jeune demoiselle !
Alors tu empoigne le colis, et tu repars en direction du musée.
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Dim 23 Oct - 0:41


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  


Je ne sais pas pourquoi mes parents ont choisi de m’appeler Freya. Cela sonne allemand comme danois, tchèque, polonais et je suis près sûre qu’en France et Angleterre ce prénom passe très bien. Bien entendu, Freya est le nom d’une divinité nordique, enfin plus exactement Freyja, mais la prononciation reste similaire, je crois que c’est l’ancienne écriture de mon prénom qui s’est beaucoup perdue de nos jours. Freya… je ne sais pas ce que cela peut inspirer aux gens autour de moi. Je ne suis pas sûre que lorsque je me présente que j’associe Freya à Rosenwald cela donne un résultat particulièrement positif. Même les gens qui soutiennent ma famille doivent être relativement impressionné. J’imagine que ce n’est pas la chose la plus famille, je suis de la famille royale, l’équivalent du moins. Ma mère domine le pays, mon frère est voué à gouverner et je suis troisième sur la liste. Je sais que j’ai très peu de chance de pouvoir arriver au pouvoir, cela ne m’intéresse d’ailleurs pas le moins du monde. C’est Luis qui est fait pour cela, il est l’aîné, il a ça dans le sang, il est un meneur. Luis pourrait le remplacer si besoin mais je crois qu’il partage mon opinions sur le pouvoir, autant faire ce pourquoi nous sommes doués, lui c’est la médecine, moi simplement l’art. Luis lui est un roi né, c’était écrit dans sa destinée depuis le début. Moi dans ma destinée, dans ma ligne de vie, je pense qu’on a voulu m’en faire baver un peu. Pourquoi être si différente de mes frères et sœur ? Je crois que je ressemblais à Serena, manque de bol elle est décédée...je crois qu’elle n’était sûrement pas à la hauteur pour ma mère. J’ai cette frayeur ultime de la décevoir aussi. Des gens disparaissent autour de ma famille, je n’aimerais pas être ajoutée à la liste des disparus. Si je gène, le feraient-ils ? Je ne veux pas à avoir à me poser la question. Je ne veux surtout pas le vivre pour avoir la réponse. Je sais que parfois mes frères attendent plus de moi, que je m’engage d’avantage, que je sois toujours présente pour Mère, mais moi j’aime aussi pour le moment le peu d’indépendance que j’ai. Bientôt je n’aurais plus grand-chose, je redoute terriblement mon mariage. Je le repousse, refusant de donner une date définitive tant que je n’aurais pas terminé mes études et que je n’aurais pas de poste fixe dans l’art. Mon époux semble se convenir de mes décisions, tant qu’il m’aura je crois qu’il se fiche d’attendre. Et dire que ces questions, ces histoires de sangs-purs c’est digne du Moyen-Age, pourquoi ne pouvons-nous pas nous mélanger et aimer qui bon nous semble ? J’ai aimé un homme mais ce n’est pas ma famille qui me l’a enlevée mais la vie, tout simplement. Adrian aurait pu être le bon, je crois que si un jour il m’avait demandé de l’épouser j’aurais aimé pouvoir dire oui. Bien sûr, cette chose aurait été impossible et croyez-moi, l’idée même du mariage cachée n’est pas la bonne. Regardez comment ont terminé Roméo et Juliette et pourtant cette histoire me plaît tellement, je me prendrais presque pour l’héroïne de Shakespeare. Elle me ressemble. Des parents qui contrôlent tout et même les sentiments de leur fille, elle finit par mourir parce qu’elle retrouve son amant, mort. Est-ce que la mort n’est pas une délivrance dans mon cas ? Je n’aurais sûrement pas son courage de me planter une dague dans le ventre. Dans l’adaptation filmique contemporaine, elle se tire une balle, rapide et efficace. Adrian est parti depuis trop longtemps, j’ai surmonté la douleur, mon coeur est blindé. Enfin c’est bien ce que je pensais.

Pourquoi je me suis dirigée vers cet homme dans le couloir du musée ? Il était là, tranquille à flâner, observer des œuvres et moi je l’embarque dans une pseudo aventure de dingue. Pourquoi lui ? Parfois j’ai envie de croire au destin, seulement le destin n’est pas toujours le meilleur des amis, il peut être fourbe, affreusement mesquin et on finit généralement par en souffrir. Suis-je prête à baisser ma garde pour souffrir encore pour un homme ? C’est une possibilité que j’envisagerais si je tombe sur l’homme. Le bon j’entends, pas ce mari que l’on m’a promis. Lui je suis sûre qu’il n’est pas le bon et qu’il ne fera pas battre mon coeur comme l’inconnu qui m’aide est en train de faire. Comment la forteresse de mon coeur a-t-elle pu s’effondrer aussi vite ? Non, je dois la reconstruire. Je m’y atèle, je vous jure. Comment un homme pourrait-il accepter de m’aider sans y voir une arrière pensée de ma part. Je n’avais pas l’intention de tomber sur un jeune homme qui puisse me faire un peu d’effet. Je pensais que cela n’arriverait plus jamais. Je pensais qu’Adrian serait ma bêtise, que personne ne le saurait et que je n’aurais plus à m’inquiéter des sentiments. Je dois me concentrer sur mon boulot, il me faut son aide et il faut que l’on fasse les choses bien. J’inspire et je me recentre. Nous arrivons à l’arrière du camion où quatre caisses nous attendent. J’ai peur de le faire fuir en voyant le boulot qui l’attend. Il ne fuit pas, il est toujours là. Bon sang, c’est  une perle rare, est-ce un signe que l’on m’envoie ? Non, Freya, tu te concentres, tu ne peux pas te permettre de faire une gaffe. Avec l’esprit fourré ailleurs comme cela ce n’est pas le meilleur moyen de faire les choses correctement. Je le guide jusqu’à mon bureau où devrais-je le nommer mon foutoir. Je ne suis pas réputée pour être l’assistante la plus ordonnée qui soit. J’ai besoin du bordel pour évoluer. L’ordre m’angoisse, c’est dingue quand on y pense, il y a des gens qui sont mal à l’aise rien à voir un peu de bazar moi c’est plutôt l’inverse. Quand je vous dis que je ne suis pas tout à fait normale. Je fonctionne à l’envers. Je suis une contradiction pure et dure, pas seulement pour une Rosenwald. Il arrive tout de même à poser la caisse dans un coin. Perso, je meurs d’envie de me foutre nus pieds, je ne sais pas s’il me prendra d’avantage pour une tarée, au point où j’en suis ? Je souffre ! Les ampoules s’est l’un des pires maux de l’humanité. Ou presque. Je ne cesse de le remercier, mon cerveau cherche une idée pour le remercier authentiquement. Un petit salaire, il y a bien un marchant ambulant de currywurst à deux rues du musée mais je ne sais pas s’il apprécie ce genre de repas. Personnellement j’adore ça, c’est un peu notre HotDog à nous après tout, un truc typiquement Berlinois. En tout cas, je suis contente de voir qu’il n’est trop mécontent de m’aider.

Je me présente, il était plus que temps. Je lui tends ma main en signe de politesse. Je lui souris à la remarque qu’il fait sur mon prénom. Je me mords gentiment la lèvre, bien sûr que je sais, enfaîte c’est une réflexion que l’on me fait régulièrement.
« - Déesse de l’amour, de la guerre et si je ne me trompe pas de la fertilité et de la beauté, elle a un sacré palmarès, malheureusement je ne peux pas en dire autant »
Je fais un petit hochement d’épaule innocent. Freya est une inspiration récurrente dans l’art néo-gothique, car tiré des mythes médiévaux teutoniques. Il sert ma main et nous échangeons nos prénoms. Alan donc. Je crois qu’il m’imagine pas combien je suis quand même sous son charme, euh enfin presque, merde.
« - Vous êtes presque mon dieu personnel pour cet après-midi vous savez ! Sans vous je serais coincée avec quatre caisses et personne pour m’aider »
Non mais c’est presque vrai. Je le flatte un peu trop mais je suis reconnaissante, de plus il ne semble pas fuir à l’entente de mon nom de famille alors je suis ravie. Enfin une personne normale qui ne me voit pas comme une princesse inaccessible, je suis tellement plus que cela, j’aimerais que les gens le comprennent, cela me tue d’être traitée toujours différemment, d’être mise sur un piédestal par des personnes qui estime cela nécessaire pour ne pas avoir d’ennuis. Je ne suis pas ce genre de personne, j’aimerais que l’on me traite normalement. Alan semble être une personne censée. Adrian était ce type de personne, il n’a jamais cherché à profiter de la situation, il m’a séduite comme on le fait avec n’importe quelle femme, je crois que c’est pour cela que j’ai succombé, il ne faudrait pas que cela se reproduise avec Alan.

Les choses s’enchaînent. Nous ne pouvons pas rester là, simplement à nous regarder dans les yeux et à rougir, surtout pour moi d’ailleurs. Je récupère doucement ma main et il me propose une solution qui pourrait être une bonne solution. Je hoche la tête en enregistrant tout ce qu’il me dit. Faire de la place, je dois bien pouvoir entasser quelques cartons et papiers, oui, on peut. Avant qu’il ne parte je lui passe le passe dont y va avoir besoin et je le regarde niaisement filer. Bon on se reprend demoiselle ! Je me mets au boulot parce qu’il ne tardera pas trop à revenir avec une caisse supplémentaire. Je fais ce qu’il me demande, il ne me faut pas dix minutes à vrai dire, il suffisait de décaler dans un coin quelques dossiers et en ranger dans l’armoire. Je suis nerveuse, j’ai peur qu’il ne croise une personne et que l’on en vienne à lui des comptes, il a pourtant un badge officiel, je ne pense pas qu’il pourrait avoir des ennuis. Je le vois enfin passer le pas de la porte de mon bureau.
« - Vous vous en sortez relativement bien ! »
Je lui laisse la place pour qu’il puisse déposer ma caisse.
« -  Quand nous aurons terminé, je vous propose de prendre un encas, si bien sûr vous n’avez pas peur de ma compagnie. Enfin vous avez peut-être aux choses à faire non ? Désolée je m’impose beaucoup »
Je parle trop, je fronce les sourcils et je remets mes cheveux en arrière, c’est clairement nerveux.
« - Vous avez sûrement bien mieux à faire que partager un repas avec moi, je trouverais de quoi vous remercier »

Je le regarde repartir pour aller chercher la dernière caisse. Je me débrouille pour faire encore de la place. Demain mon patron devra les ouvrir et les inspecter. Pour m'en chercher je décide de  retirer mes escarpins que je regrette amèrement. Je n'en porte pas tous les jours, je suis plutôt une fan des bottines confortables, parfois elles ont de petits talons mais je préfère quand même être à plat. D'ailleurs lorsque mes pieds sont complètement sur le sol, j'en jouis presque, je pousse un léger soupire d'aise. Alan ne tarde pas à revenir avec la dernière caisse et je l'aide pour qu'on arrive à la caler dans le dernier espace libre ou presque de mon bureau. Il est certes grand mais les caisses ne sont pas trop petites non plus. Je soupire ravie que le boulot soit aussi rapide avec les bras d'un homme. Je pose mes mains sur mes hanches en me tournant vers Alan.
« - Oh, c’est parfait, je ne regrette pas de vous avoir aborder ! Peut-être que vous maintenant si, mais vous m’avez bien aidé ! Je ne vous ai pas trop épuisé j’espère, ou pourri votre fin d’après-midi… Ma proposition tient toujours si vous désirez boire, manger quelques chose c’est moi qui régale »
Il est peu probable que cela l'intéresse, il va vouloir me fuir et retourner à sa petit vie. Je n'arrive pas à savoir s'il a percuté qui j'étais. Je me sentirais presque normale pour une fois, pas de chichis, pas de gants, je suis une fille normale qui travaille comme les autres. Alan semble ne pas tenir compte de mon statut, ou alors il n'a même pas percuté... ce qui pourrait s'expliquer ? Je suppose qu'avec sa réponse sur ma proposition je serais sans doute fixée.

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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Dim 23 Oct - 4:04

La caisse dans les bras, tu commences un peu à accuser le coup.
C’est la quatrième… et aussi la moins légère. Il n’aurait pas fallu qu’il y en ait une de plus, car à vouloir jouer les gros bras, tu n’as fait que tremper ta chemise, et ça ne te rend pas élégant pour un rond.
Pourtant, tu avances comme un robot le long des couloirs qui mènent au bureau de Freya. Ton esprit n’est clairement pas à la tâche.

Freya Rosenwald…

Ces dernières semaines ont été ponctués d’évènements tout à fait incongrus. Mais le sort ne peut décemment pas s’acharner tout le temps sur la même personne alors, tu pensais pouvoir jouir d’un petit moment d’accalmie, aujourd’hui. Qu’elles étaient les chances de tomber nez-à-nez avec un membre de la famille royale, franchement !? Surtout ici, dans le Berlin non-magique !
Ce n’est pas vraiment la première fois que tu te fais cette réflexion mais, tu finis vraiment pas croire que les dieux ont pris pour partie de te rendre la vie tout à fait casse-gueule.
Mais c’est quoi le problème, Alan, en fait ?
Non parce qu’il n’y a franchement pas de mal à donner un coup de pouce à un sang pur, n’est-ce pas ? C’est même plutôt un honneur, ou peut-être une fierté ?... d’avoir l’occasion de tirer un membre de sang royal de la panade.
Alors pourquoi t’es en train de maudire tous les esprits malins du monde ?

C’est parce qu’elle te plait.

Quel idiot tu fais, franchement ! Ca fait des lustres qu’une femme ne t’a pas tapé dans l’œil d’une manière aussi fulgurante, et voilà que tu tombes sur la candidate la plus inaccessible qui soit sur terre ! Si tu n’avais pas envie de t’arracher les poumons de frustration, tu en rirais de bon cœur, franchement ! Alors que là, tes yeux brille presque de colère.
Bon, mais n’es-tu pas aussi en train de te monter la tête tout seul ?

D’abord, tu ne la connais pas. Tu viens juste de la rencontrer, et tu laisses une flopé de sentiments te tomber sur le coin du bec sans crier gare. D’habitude, t’es loin de te poser toutes ces questions. Alors comment cette jeune femme a-t-elle pu franchir aussi facilement ton mur ? Comment a-t-elle pu frapper ton empathie, alors que t’as consacré des années entières à la museler derrière une barrière infranchissable ?
Soit tu es plus faible que tu ne le pense, soit Freya est une perle rare…
Ensuite, tu n’es même pas sûr d’avoir vraiment entendu correctement son nom. Et te voilà pourtant déjà en train de t’imaginer le pire !
Tu repense à tout ce qui vient de se passer : l’attitude de cette femme n’est pas celle d’une princesse, sérieusement… Que vous vous trouviez du côté du Berlin magique ou pas, les pouvoirs liés au sang des Rosenwald sont connus pour être puissants et efficaces. Alors pourquoi une princesse aurait-elle besoin d’un coup de main pour transporter quelques ridicules caisses d’œuvres d’art ?
Et puis il y a sa façon de s’adresser à toi… tu n’y as décelé aucune condescendance, aucune bourgeoisie, aucun mot plus dur qu’un autre. C’est même toi qui a pris le pas de la conversation, par moment, en écoutant à peine ses remerciements qui te fendait le cœur plus qu’autre chose.
A plusieurs reprises, elle t’a parlé dans le bureau. Mais toi, occupé dans l’effort, tu t’en es à peine préoccupé.
Dans un certain sens, c’est même plutôt toi qui lui a mis des vents, pour te consacrer plus à la tâche, qu’à cette personne qui ne t’es pas indifférente… probablement dans un dernier réflexe pour te protéger du contact humain.
A ce propos, d’ailleurs, tu ne te sens pas spécialement fier.
Donc, si Freya veut t’inviter quelque part pour te remercier de lui avoir filler un coup de main, tu ne peux décemment pas lui refuser.

Ou ne serais-tu pas simplement en train de te trouver une excuse pour prolonger cette rencontre ?

Tu lèves le nez, et tu te rends compte que tu te trouves à deux pas de la porte du bureau.
La caisse commence à peser, et il te tarde de t’accorder quelques minutes pour souffler.
Mais à l’intérieur, il y a aussi Freya qui doit t’y attendre…
Tu secoues la tête, comme pour faire fuir cette stupide réflexion qui t’occupe l’esprit depuis que tu as quitté le camion, et tu te glisses dans la pièce.
Elle t’y attend, évidemment, et te rejoint rapidement pour t’aider à te débarrasser de ton fardeau.

Bon sang, tes yeux ne la quittent plus.

Freya se lance dans une tirade presque nerveuse en t’accueillant, et tu te mets à sourire sans t’en rendre compte. Sa voix, même, ne te laisse pas indifférent.
Evidemment, elle réitère son invitation, et tu sais très bien que tu ne vas pas pouvoir la refuser…
Et pour dire vrai, tu ne veux pas la refuser.
Mais presque immédiatement, toutes tes réflexions te rattrapent, et la suspicion vient soudain gâcher le plaisir.
Et merde !
Tu l’observe, et remarque qu’elle est maintenant nu-pieds : ce n’est pas franchement un truc de princesse, ça non plus. Pourtant, tu sais très bien que quelque part, tu ne fais que nier l’évidence.
D’un regard, tu balaye à nouveau le bureau. Mais cette fois, tu ne cherches pas d’espace vide. Tu recherches un nom, une plaque… quelque chose qui confirme l’identité de la jeune femme, et ton cœur fait une embardé au moment où tu tombes sur l’information, enfouis à moitié dans la paperasse qui recouvre la table de travail :

FREYA ROSENWALD

D’accord…
Mais en fait, tous les Rosenwald du monde ne font pas partie d’une famille de sorcier royale, non ?
Ceux qui dirigent le monde sorcier sont pourtant connus pour être tout à fait sélectif et fier de leur identité. Permettraient-ils à d’autres personnes qu’eux de brandir ce nom qui représente la pureté à l’extrême ?
Cela parait tellement improbable…

Pourtant, tu continues de vouloir y croire… tu aimerais que cette femme, devant toi, n’ait rien à voir avec tout ça… n’ait rien à voir avec ce monde auquel tu n’es même pas sûr de faire vraiment partie… celui des sorciers.
Alors il te vient une idée aussi stupide que géniale, parce que maintenant, tu veux en avoir le cœur net !

Tu attends de croiser son regard, et tu lui répond :

« - Je vous en prie, c’est un plaisir de vous avoir aidée, Freya, je vous le promet !
L’Honnie m’en soit témoin ! »


L’Honnie… la déesse bannie… celle qui fut la cause de l’apparition des sang-mêlés… celle que ceux qui vénèrent la Rose détestent plus que tout.
Les gens normaux n’ont évidemment aucune idée de son existence. Mais aucun sorcier ne saurait l’ignorer.

Tu observes Freya dans une appréhension que tu arrives à peine à dissimuler :

Si cette jeune femme n’a rien à voir avec le monde des sorciers, elle va possiblement te prendre pour un original, à sortir des noms de ton chapeau comme ça. Mais ce n’est pas très grave, car tu pourras lui expliquer que tu as lu ce nom quelque part, que le concept qui en était lié t’as bien plus, et que tu en as fait une maxime qui t’a paru amusante, sur le coup.
Mais surtout, cela voudra dire que cette jeune femme gravite à des kilomètres de cette famille au sang cristallin… et qu’il n’est pas nécessairement tabou qu’elle te plaise.

Dans le cas contraire, tu es pratiquent certain de voir se glisser une pointe de haine ou de dégoût dans le regard de la princesse.
Evidemment, ce serait une terrifiante douche froide mais… il te faut bien ça pour t’enlever de la tête cette idée stupide de vouloir lui faire la cours.
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Freya Rosenwald
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‹ OCCUPATION : étudiante en histoire de l'art section art contemporain ( néo-gothique/romantisme) + travail comme assistante du conservateur du musée d'art de Berlin toujours dans la même section.
‹ SCOLARITÉ : Diplômée major de promotion Goldadler, aujourd'hui étudiante en fin de Master en histoire de l'art ( néogothique/romantisme )
‹ ALLÉGEANCE : Impérialiste de la Rose, officiellement, parce que officieusement c'est compliqué
‹ LOCALISATION : Entre le musée d'art, son appartement en ville et le palais Impérial - puis secrètement avec Alan ou Kora -
‹ INVENTAIRE : Le collier de sa soeur Serena qui est une labradorite protectrice, son portable ( quand elle ne l'oublie pas dans un coin ), un carnet, histoire de dessiner ou écrire quelque chose quand elle en a besoin, une pince à cheveux, un rouge à lèvres et tout un attirail de bordel dans son sac.... ( dont elle n'a pas forcément besoin....)
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Dim 23 Oct - 22:34


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  



J’aurais pu utiliser mes pouvoirs. Je n’ai pas spécialement à me poser de questions sur les lois magiques, je sais que c’est ma mère qui les régit et une entorse si personne ne la voit n’en est pas vraiment une. C’est toujours ce que je me suis dit. J’aurais pu déplacer les caisses par simples formules magiques, par lévitation, il y a tant de possibilités lorsque l’on s’appelle Rosenwald. Utiliser la magie et profiter de mon statut ce n’est pas mon style. Et puis il y a toujours un risque d’être vu par la mauvaise personne et que cela cause des soucis à ma mère. Elle s’efforce d’être une impératrice hors pair, je ne peux pas lui causer du tort par mes actions. Je me suis toujours évertuée à être une parfaite fille en public, je crois que tant que je ne lui cause pas d’agacements en public elle me laisse faire relativement ce que je veux. J’aurais aimé qu’elle me demande mon avis pour le mariage qu’elle veut organiser pour conserver la pureté du sang mais impossible, mes frères n’ont pas eu leurs mots à dire, je ne vois pas pourquoi j’aurais cette chance là. Je ne suis pas aussi exemplaire qu’eux je crois qui plus est. Nous sommes tous liés à la même famille. Je vais épouser le frère d’une de mes belle-sœur, je serais l’épouse de l’aîné d’une famille de sang-pur, je vais devoir aller vivre dans la famille de mon époux. J’ai peur de cela, ce n’est pas vraiment ce que j’avais prévu, j’aurais aimé que ma mère prenne en compte mes désirs, mon métier, ma passion. Mais l’art n’a jamais été forcément bien vu chez les Rosenwald, je suis bien la seule qui exerce dans ce domaine. De plus j’étudie l’art humain et non sorcier, je crois qu’on ne voit pas l’importance dans ce que je fais. Je ne suis pas sûre que l’on me trouve un certain talent, ce qui est sûr c’est que ma mère s’en sert. Elle a accroché une de mes œuvres derrière son bureau au dessus de la cheminée, elle me fait indirectement de la pub et montre de la même façon combien la famille est liée et se soutient. Je ne peux pas dire que tout soit parfait mais quelle famille peut se vanter d’avoir des relations nickelles ? La mienne a ses tumeurs comme toutes les autres, seulement nous on ne les montre pas, elles ne semblent pas nous affecter surtout en public. Les sourires semblent sincères comme les accolades. Ma mère va sûrement me reprocher de ne pas venir à son dîner de ce soir mais j’ai autre chose à faire. C’est un peu égoïste de vouloir exister par moi-même ? Sûrement mais qui ne l’a jamais fait ? Cela ne veut pas dire que je ne l’aime pas, que je ne la soutiens pas. C’est tout l’inverse, elle le sait parfaitement mais je ne me sens pas d’être présente à ce dîner. Elle reçoit les hauts dignitaires, les chefs de familles de sangs-purs et je ne veux pas entendre un tas d’idioties sur les sangs-mêlés ou les magiciens et voir les humains. Pourquoi nous sentons-nous toujours obligés d’écraser nos semblables ? Dans l’histoire on a vu ce genre de chose et cela a donné la Seconde-Guerre Mondiale et c’était aussi un allemand le responsable. J’aimerais que ma mère garde cette idée en tête, elle a besoin de tout le monde pour être impératrice. Si elle donnait plus d’importance aux sangs-mêlés au moins peut-être que moins de monde souhaiterait la voir destituée voir morte… Vu les événements récents elle devrait remettre des décrets en question peut-être. Mais qui suis-je à part être sa fille pour remettre son gouvernement en question ? Luis me tuerait s’il savait ce que je pense de tout cela. C’est lui qui reprendra le flambeau et je crois qu’il sera bien plus dur que notre mère. La famille c’est parfois compliqué à gérer. Le soir régulièrement on se retrouve pour dîner ensemble, une espèce de tradition qui fait plaisir à Mère mais qui s’avère parfois compliqué à gérer. Ce soir j’ai refusé son dîner, c’est un dîner un peu différent bien entendu mais Mère aime avoir tout le monde autour d’elle lorsqu’elle reçoit, je ne sais pas encore ce que l’on pourra en dire de mon absence mais il est aussi fort probable que je ne sois pas la seule à ne pas être présente ce soir. On verra bien, je trouverais une bonne excuse si des gens posent la question. Les détracteurs pourraient tenter de se servir de cela pour déstabiliser Mère mais je ne les laisserais pas faire, ma mère peut s’en sortir sans moi mais mon absence peut lui causer du tort, je ne les laisserais pas faire. Elle fait beaucoup de choses pour l’empire alors pourquoi ne pas le comprendre. Toutes les politiques ont leurs défauts alors il faut savoir les accepter et au lieu de rendre les choses compliqués on devrait tous œuvrer pour rendre l’empire plus sains et plus agréable à vivre. Pourquoi les gens ont-ils tant besoin du pouvoir ? C’est une excellente question et je crois que personne n’a encore trouvé la réponse. Le pouvoir personnellement me fait plus  peur qu’envie mais il faut croire que cette sensation est rare. Je ne dois pas être comme la normale, je me suis toujours sentie différente. Suis-je vraiment le vilain petit canard des Rosenwald ? Je tente de ne pas le montrer, personne n’est obligé de savoir, mon caractère ne devrait pas poser de soucis à ma famille alors je tais mes pulsions, parfois c’est compliqué. Parfois j’aimerais être née dans une famille simple, moins traditionnelle où l’on peut parler de nos sentiments sans que cela soit perçu comme une faiblesse. J’ai tellement peur d’être le maillon faible que j’en change mon comportement devant mes proches, je vis dans un mensonge perpétuel. Je tente de devenir comme eux, à la fois cela me dégoûte mais cela me rassure d’en être capable. Je suis la femme la plus ambivalente qui soit. La déception est ma phobie, je ne veux pas à avoir à la lire dans les yeux de mes frères, surtout eux.

Lorsque je suis au bureau, j’oublie souvent d’être une princesse impériale, une Rosenwald. J’aime que mon naturel reprend le dessus. Comme en ce moment où j’interpelle un inconnu pour lui demander de l’aide. Il doit me prendre pour une folle. Je ne sais pas s’il sait qui je suis, je ne sais pas s’il a percuté à l’entente de mon identité. Soit il s’en fiche comme de l’an 1000, soit il est trop gêné pour m’en parler, ou la solution miracle, mon identité n’importe que trop peu pour lui. J’espère que c’est ça, j’espère qu’il n’est pas en train de tout faire pour m’éviter. Je sens que je parle un peu dans le vide pendant qu’il fait des allez-retours avec mes caisses dans les bras. Je sens une tension ou une distance tout de même depuis l’annonce de mon prénom… et ce fameux nom de famille. J’aurais pu mentir, partir avec cet homme sur de mauvaises bases mais ce n’est pas réellement mon style.  Quelle style de relation on peut construire sur un mensonge ? Rien, j’ai trop besoin de mon naturel je ne serais pas à l’aise. Et puis je ne sais même pas pourquoi je me projette autant, pourquoi je me sens si attirée par cet Alan, je ne le connais même pas, je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie, je ne sais rien. Je ne peux pas m’engager comme ça, c’est tout à fait impossible. J’ai pourtant bien ressenti la foudre passer dans mes veine doucement. Son regard me parle, tout comme son sourire. C’est tout à fait invraisemblable. Je ne m’étais pas sentie aussi vulnérable depuis des années. Depuis Adrian pour être franche. Je ne suis pas sûre de vouloir reprendre le risque d’être si malheureuse. Adrian m’a certes apporté de bonheur que de malheur mais la douleur de sa perte fut si vive que j’ai peur de ce que cette fois cela pourrait donner. Comme toujours je m’emballe lorsque quelque chose me plaît mais que voulez-vous.  Et il faut aussi dire que je suis curieuse, trop.

Je constate quand même qu’il semble un peu ailleurs depuis l’annonce de ce nom de famille. Je commence à regretter. Je ne pourrais jamais avoir une vie normale en tant qu’inconnue. Non c’est impossible. Où alors cela n’a rien à voir avec moi. Je ne sais même pas s’il s’agit d’un sorcier, d’un magicien ou d’un humain et s’il est sorcier est-il sang-pur ou mêlé ? Voilà cela fait un tas de cases que notre monde a créé et cela dans quel but ? Est-ce que quelqu’un a une véritable réponse ? Et pas le genre, « les sangs-purs sont les plus forts » parce que cette réponse me répugne au plus au point. J’en aurais presque envie de souiller mon sang, parce que c’est le mot, si j’avais un enfant avec un humain, un magicien ou même un sang-mêlé ou pire encore un sang-pur mais du camps opposé je me souillerais clairement. C’est pour cela que ma vie sentimentale se doit d’être régie. J’aimerais avoir mon mot à dire, c’est quand même mon corps, mon coeur, mes sentiments mais il faut faire comme si rien n’était, rien n’existait. Je suis une machine comme on se doit de l’être quand on vient d’une haute famille. Enfin bref, je ne sais rien de cet Alan, rien de ce qu’il est… oh.. ?

J’étais en train de remettre une pile de photocopie droite avant qu’elle ne tombe sur le sol quand je l’entends prononcer quelque chose d’intéressant. Jusque-là durant les allez-retours qu’il faisait il n’était pas plus bavard que cela, j’en étais un peu gênée. Vous savez lorsque la personne reste concentrée sur ce qu’elle fait et non sur vos paroles, on ne sait plus où se mettre. Je me disais que je pourrais l’aider, mais à quoi faire ? Il semblait déterminer à en finir rapidement. Il veut peut-être partir vite. Et aux vus de la phrase qu’il vient de me sortir il sait parfaitement qui je suis. Une provocation ? Il pense me choquer en citant la déesse bannie des sangs-mêlés ? C’est dommage pour lui, je reste une esprit ouvert. En tout cas je note les informations qu’il me donne. Citer L’Honnie pourrait démontrer qu’il est un mêlé et qu’il veut me le montrer et me défier. Les sangs-mêlés n’ont jamais beaucoup apprécié ma famille, certains n’ont rien contre elle mais lui semble me dire qu’il n’est pas un admirateur de la Rose. Et bien je le suis seulement officiellement mais il est vrai que personne n’est au courant. Enfin bref qu’est-ce que je dois répondre à cette provocation ? Je peux lui montrer combien la magie pure est forte et le faire déguerpir mais je ne me vexe pas à ce point. Je ne détourne pas son regard, parce qu’il me cherche, il me provoque c’est clair et net. Comment répliquer ? C’est une excellente question. Je reste sans voix un moment. Peut-être quelques secondes, je ne pourrais pas dire, je ne suis pas le genre de personne à calculer.

« - Je ne sais pas ce que l’Honnie en penserait, puisque ce n’est pas ma divinité de prédilection vous laviez sûrement compris, mais vous n’avez pas répondu à mon invitation pour vous remercier, à moins que cela vous fasse peur de vous retrouver en fasse d’une princesse impériale de sang-pur ? Moi les sang-mêlé ne m’ont jamais effrayé à vrai dire… mais c’est vous qui voyez »

Je pense que je peux être capable de provoquer moi aussi. Après tout je ne vois pas pourquoi je devrais sans cesse fréquenter des gens de mon rang. Si on ne se mélange pas au peuple on perd toute crédibilité. Alan n’a encore rien vu, il ne me connaît pas. Il pense peut-être savoir qui je suis. Il me considère peut-être comme ma mère, une princesse froide et austère, qui ne pense que pas le pouvoir et l’argent, s’il savait combien je suis différente de ce que l’on peut présenter de moi ou de ma famille. J’aimerais qu’il le sache. Mais après tout je ne vais pas le forcer à me fréquenter, il peut rester dans l’ignorance s’il veut.

Je soutiens encore son regard. Je soutiens cette provocation et je souris. Je ramasse finalement mes talons que j’ai laissé sur le sol.

« - Je dois prévenir le chauffeur du camion qu’il peut repartir, à vous de voir »

J’avance avec mes chaussures à la main vers la sortie de mon bureau, je récupère mes affaires au passage, c’est à dire ma veste et mon sac à main. Je me tourne vers lui, je reste dans cette douce provocation.

« - Vous n’allez pas rester dans mon bureau tout de même ?  Que voulez-vous donc faire ? Restez et camper sur vos convictions que je suis une garce de Rosenwald ? Je connais l’histoire de l’Honnie et elle ressemble beaucoup à celle de Freya, deux déesses qui ont souffert finalement, mais peut-être que cela n’a pas d’importance »

Message à double sens, je ne suis pas une fille pourrie gâtée, heureuse de ma vie, peut-être qu’il l’entendra autrement, je m’en fiche après tout, je me fais toujours des films de tout, ce garçon semblait différent, peut-être ne l’est-il pas après tout.                                                                          

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Alan Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Lun 24 Oct - 5:27

Alors, cette idée était-elle aussi génial que ça, Alan ?
Stupide, sans aucun doute ! Mais pour ce qui est du génie, tu commences maintenant à en douter.
Au moins as-tu réussit à réveiller le sang royal, dans les veines de cette jeune femme.

Pour une Rosenwald, tes paroles n’auraient pas pu être plus insolentes. Et tu en prends conscience durant le silence éloquent qui plane entre Freya et toi.
Elle ne t’a pas encore répondu, mais tu sais déjà qu’elle n’est pas quelqu’un d’ordinaire. Elle n’est pas une simple humaine portant l’illustre nom d’une famille royale.
Elle est la famille royale.
Maintenant tes muscles se tendent, en attendant d’affronter la haine ou le mépris. Tu vois tes douces espérances s’évaporer dans une réalité qui te rattrape encore, et tu ne sais pas si tu dois laisser libre cours à la colère, ou au désespoir.
Pourtant, malgré ta résignation, tu sais qu’il n’y aura pas mort d’homme. Tu finiras par tourner les talons et par refermer cette carapace qui n’aurait jamais dû s’ouvrir. Cela aura été au moins une bonne leçon.
Tu es prêt à prendre ta douche froide.

Mais au lieu de cela, la réponse de Freya te désarçonne !

Lorsqu’elle finit sa tirade, un nouveau silence s’impose dans la pièce, durant lequel tu essayes de comprendre ce qui vient de se passer :
Elle l’as pris mal, ça c’est sûr ! Mais alors pourquoi entre-t-elle dans ce petit jeu de provocation que tu viens d’initier ?
Elle aurait pu balayer tes mots avec une condescendance parfaitement justifié, pour le coup, et l’histoire aurait été close. Chacun serait retourné dans son propre univers, et le monde aurait continué à tourner rond.
Au lieu de cela, elle te plante sous le nez ton manque de courage, tout en te laissant le choix d’y remédier.
Non, elle ne l’a pas mal pris, en fait. Elle a été blessée par tes mots…
…par cette image que tu lui renvois d’elle.

Et tu sais mieux que quiconque ce que l’on ressent quand les autres nous infligent leur jugement.

Elle finit par se détourner, après t’avoir gracié d’un sourire auquel tu te retrouves incapable de répondre. Tu ressens comme un poids qui se lève, lorsque vos regards se décroisent. Elle ramasse ses chaussures, et t’informe de son intention d’aller boucler cette histoire de camion. Puis après avoir rassemblé ses affaires, elle va se planter dans le chambranle de la porte.
Toi, tu la regarde faire, interdit.
Tu aimerais te rattraper, trouver les mots pour dissiper le malaise, mais rien ne vient.
A nouveau, elle se tourne vers toi, et tout en te faisant comprendre qu’il faut vider les lieux, elle confirme tes craintes : Tes propos ont été interprétés de la pire façon qui soit !

Tu te mords les lèvres, parce qu’elle se trompe !
Ce que tu voulais, c’était remettre les choses dans l’ordre. Tu voulais faire apparaître le mépris qu’elle aurait dû avoir à ton égare, et ainsi pouvoir continuer à t’en prendre à ta mauvaise fortune.
Tu n’as pensé qu’à toi… pas à elle. Et c’est elle qui vient d’essuyer le mépris.
Alors maintenant, Alan, tu me répare ça tout de suite, si tu ne veux pas passer pour le dernier des goujats !
Et puis… n’essayes pas de te convaincre du contraire… tu voudrais vraiment qu’elle ne pense pas cela de toi.

Tu fourres tes mains dans tes poches et baisse la tête, laissant apparaître un sourire gêné.
« - D’accord, c’est de bonne guerre… je suis désolé. »

Puis tu relèves le nez vers elle, et tu lui sers ce même regard de chien battu… celui dont elle s’est servi, plus tôt, pour faire voler ton armure en éclat.

« - Mais je vous jure que vous vous méprenez sur mes convictions, ma dame ! Je ne maîtrise seulement pas très bien les manières qui conviennent à votre rang… »

Tu te sais dans l’embarra, Alan… alors tu tentes maladroitement de lui rappeler cette distance qui existe entre vos deux mondes respectifs. Mais très franchement, même toi tu n’arrives pas à te convaincre. Donc, tu laisses tomber, et tu opte pour une approche plus simple.
Ton sourire s’élargit un peu, mais tu conserves encore un instant ton allure d’âme en peine.

« -…Alors peut-être que vous pourriez me refiler un conseil ou deux, lorsque nous irons prendre ce verre que vous me proposez. Enfin, si vous êtes toujours d’accord, Freya ? Oh, et puisqu’on en parle… »

Tu sors la main de ta poche, et laisse apparaitre tes clefs de voiture.

« -… Je vous sers de chauffeur, évidemment. Vous ne pouvez pas refuser de toute façon, si vous ne voulez pas vous fâcher définitivement avec vos escarpins. »

Alan…
Oh !?
C’est une des filles de l’impératrice que t’as en fasse de toi, tu te rappel ?
Alors pourquoi ne lui as-tu pas donné raison en t’écartant de son chemin… de son existence ?
Tu prenais congé, et c’était réglé ! C’était finit !
Mais au lieu de cela, tu la supplie presque du regard d’accepter tes excuses.
Y a pas à dire… soit t’es devenu subitement fou… soit tu l’as franchement dans la peau.
Et en même temps, ces deux options sont loin d’être incompatibles…
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Freya Rosenwald
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Lun 24 Oct - 20:55


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  



J’aurais pu être choquée d’entendre quelqu’un citer l’Honnie comme ça. J’aurais pu penser que c’était juste pour montrer la défiance que beaucoup ont devant ma famille. J’aurais sincèrement pu penser que parler de cela était dans ce seul but. Seulement aux vus de ce qu’il m’a dit avant, Alan semble plus être dans une gentille provocation, il me teste, il tente de savoir si je suis celle que l’on pense ou pas. Lui doit s’imaginer que je vais être outrer et je vais le mettre à la porte sans crier gares. On voit qu’il ne me connaît pas. Peut-être que si cette réplique avait été citée lorsqu’un entretient avec ma famille j’aurais joué la carte de la vexation et de la provocation. Je serais rentrée dans son jeu. Là, je crois juste qu’il me teste, qu’il pense vraiment que je suis cette princesse impériale dont on parle constamment dans les magasines sorciers. Hors personne ne me connaît vraiment comme je suis, je crois même que mes frères et sœurs ne savent pas vraiment qui je suis en réalité. Je fais en sorte de m’adapter, aussi bien à eux qu’à ma vie dans le monde des humains, je ne veux pas de traitement de faveurs, je préfère subir un peu plus, je ne suis pas une petite princesse frigide qui fait tout ce que ses frères lui disent de faire sans se poser la moindre question, oh que non. Dommage pour Alan, il semblait vouloir se confronter à cette personne, est-il contre le régime mise en place ? Il devrait faire attention à qui il dit ce genre de chose, à moi qui suis relativement ouverte d’esprit pas de soucis mais si j’étais réellement cette princesse sans intérêt un peu cruche sur les bords et adoratrice ultime de la Rose… il aurait pu avoir des ennuis. C’est pour cela aussi que j’en viens à le provoquer lui aussi, je veux démontrer simplement qu’il y a erreur sur la personne. Qu’il pourrait parfaitement se trouver des points communs avec une princesse de sang-pur. J’en ai tout de même déduis qu’il était sang-mêlé, on ne cite pas la déesse traîtresse dans d’autres cas, mais en différence à lui, qu’il soit d’un autre rang ne me dérange pas. J’aimerais plus de mixité dans notre monde, hors plus cela avance moins les gens se mélangent. On en est à se marier entre familles pures pour faire perpétuer les lignées parfaites, où cela mène ? A notre régime politique instable. Ma mère fait des choses exemplaires comme des choses monstrueuses, je crains que tous les dirigeants qui pourraient lui succéder, qu’ils vénèrent la Rose, la Louve, la Montagne et j’en passe, soient tous pareils, le pouvoir vous monte à la tête. On devient accroc je crois, c’est une certaine forme de drogue, on ne vit plus dans le même monde que les autres et on perd son jugement. Ma mère est un peu comme ça, elle se refuse de faire des compromis, aussi bien par fierté que pas désir de pouvoir, tout le monde l’a compris. Elle est aussi adulée que détestée, est-ce plaisant ? Il faut croire.

Alan n’a absolument pas remarqué alors que je n’étais pas comme ça, que je ne profitais pas du système instauré par ma mère ? Que je n’étais le genre de nana à être grossière et arrogante ? Ou alors je dégage quelque chose dont j’ignore tout parce qu’il faudrait m’expliquer. Il fallait que je lui clous le bec et que je lui montre que je suis différente, que je ne suis pas inabordable. Tout l’inverse. Une princesse snob aurait-elle pris la peine de demander à un inconnu de l’aider ? Ou alors il a vu cela comme un excès d’autorité ? A-t-il cru que j’allais l’envoyer en prison s’il avait refusé ? J’en viens à me demander vraiment comment les gens me voient, je veux dire me voient pour de vrai et pas seulement en public lorsque je deviens une vraie Rosenwald parce que mes proches sont autour de moi et que j’ai horreur de les décevoir ? Comment suis-je dans la vraie vie, je me demande si le pays le sait. Le but est évidemment pas qu’on l’apprenne, le mieux c’est d’avoir sa vie privée et de rester discrète. Si je veux aller boire un café avec un inconnu, j’aime que cela puisse être encore le cas. Alors tant pis s’il me prend pour une bourgeoise, pour une princesse, pour ce qu’il veut obsédée par l’argent. Je suis loin d’être cette personne, je le sais et c’est suffisant. Je ne suis pas ce genre de personne. Je suis peut-être un peu trop froide ou garde oui pour le coup, je m’agace facilement mais j’avoue que j’ai été un peu vexée qu’il puisse tout de suite imaginer que je ne sois pas une femme abordable. Est-ce que c’est l’effet que je fais quand je me présente ? On me voit systématiquement comme une sale privilégiée de sang-pur ? C’est tellement injuste je trouve. Alors je vais sûrement plus le forcer à aller boire un verre avec moi. Je suis touchée par seulement pour mon image, parce que ce garçon semblait différent. Bêtement mon coeur semblait rebattre chaudement. La muraille se brisait rien qu’à plaisanter avec lui. Cela n’aura pas duré trop longtemps. Je me suis encore trompée, je crois que je ne suis pas prête à m’ouvrir, pas encore ou jamais après tout si c’est pour être mariée de force de toute façon, je ne vois pas l’intérêt. Et puis Alan ne devrait pas remettre en question mes opinions, j’avoue ne pas tout à fait comprendre pourquoi au fond je suis comme ça.

Maintenant nous avons terminé. Je lui fais tout de même comprendre que je ne suis pas simplement une Rosenwald pour faire joli. Que j’ai de l’intérêt pour le Panthéon et même si dans le monde dans lequel nous évoluons cela peut sembler dingue, oui je connais l’histoire de la Déesse des sangs-mêlés. D’ailleurs je suis presque sûre que mes frères aussi la connaissent, bien entendu ils n’auront sûrement que tu mépris pour cette femme qui est tombée amoureuse de la mauvaise personne. Elle me ressemble plus que ce que j’imaginais d’ailleurs quand on y pense. Je suis tombée amoureuse d’un sang-mêlé et aujourd’hui il est mort. J’ai cette tendance à ne pas vouloir ce que l’on m’impose. Est-ce pour cela qu’Alan n’en semble que plus attirant ? Je suis folle, folle alliée de risquer de telles choses et d’entraîner des personnes avec moi. Mon coeur bat pour trop de personnes, je m’attache et j’ai du mal à me détacher. En tout cas nous en avons terminé Alan et moi, je vais le raccompagner et je suppose que nous ne sommes pas prêts de nous revoir. Si c’est le destin alors pourquoi pas. Je regrette quand même que les choses finissent comme cela, c’est dommage, il aurait pu entrer d’en ma vie et y rester.

Je récupère mes affaires et je le presse un peu, je le bouscule pas seulement dans mes paroles. Je crois qu’il comprend les choses et risque peut-être de regretter ses paroles irréfléchies, il aurait pu les dire si vraiment je m’étais servie de sa personne de façon tout à fait ingrate. Nous nous apprêtons à sortir de mon bureau, j’ai récupéré mes affaires, il ne me reste plus qu’à prévenir le chauffeur qui doit-être à la cafét’ du musée qu’il peut partir. Il va être ravi. Seulement avant de sortir je me tourne vers lui interpellée par ce qu’il dit. Je ris, c’est plus fort que moi.

«  - Mon rang ? Mais enfin, je vous ai fait sentir que j’étais supérieure à quel moment pour que vous vous comportiez comme ça ? Je n’ai pas besoin de traitement de faveur, tant que vous n’êtes pas devant ma mère comportez-vous avec moi comme avec n’importe quelle femme.. ! »

J’aurais aimé qu’il me séduise comme il le ferait avec une femme qui pourrait lui plaire, comme cela semblait se passer au début de notre rencontre. Les choses ont vite mal tournées, peut-on les arranger ? Peut-être. J’espère au fond de moi. Je baisse trop rapidement ma garde avec cet homme, il a tendance à me faire cet effet, est-ce dingue ? En tout cas pour lui le verre semble toujours tenir alors je suis contente. Je mords la lèvre et je ne réponds pas tout de suite. Je le fais sortir du bureau pour pour fermer derrière moi. Mon patron est la seule personne a avoir la clé, s’il passe dans la soirée il y viendra sûrement inspecter les œuvres avant demain.
« - Des conseils ? Tout dépend pour quoi est-ce faire ! Soyez-vous même, je crois qu’il n’y a pas plus ennuyeux de rencontrer des personnes qui ne sont pas eux-même, croyez-moi je connais un tas de personnes fausses, ne vous rajoutez pas à cette triste liste »

Je lui fais ce sourire un peu fané dont j’ai le secret, le genre mélancolique et mystérieuse. On me l’a souvent reproché pour les photos officielles mais c’est celui qui me vient au premier quand je baigne dans la politique et la déception. Heureusement il arrive à me faire rire avec ses clés de voiture et sa proposition. Je vais surfer sur cela pour repartir sur une base plus saine et légère.
« - Il est vrai que je ne me déplace qu’en limousine avec chauffeur, votre voiture sera une excellente idée ! »
Je ris bien sûr et avant qu’il ne me prenne aux mots j’ajoute :
« - Non enfaîte je prends le métro, je n’habite pas très loin »
Nous nous dirigeons vers la cafétéria de l’établissement. Rapidement le brouhaha se fait entendre, il n’est pas loin de 18heures et les touristes y sont installés pour prendre un café et grignoter. En Allemagne on peut manger un peu à l’heure que l’on veut, je dirais presque qu’on aime manger, la gourmandise doit-être notre pêché. Comme je l’avais prévu le chauffeur prend un café. Je le hèle et lui fait signe que tout est ok, il me fait comprendre qu’il finit son café avant de partir. Je ne m’attarde pas, toujours accompagnée d’Alan nous repartons vers la sortie côté personnel car je dois pointer et rendre le badge que j’ai emprunté. Seulement je ne m’attendais pas à croiser aussi tôt mon patron, je pensais qu’il ne passerait pas au bureau tout de suite. A vrai dire j’espérais ne pas le croiser aujourd’hui et surtout pas en présence d’Alan qui n’a rien a fait dans les locaux du personnel. Je cherche à toute vitesse une excuse, un prétexte. Je vois qu’il fixe mon accompagnateur alors tout en avançant vers lui je glisse ma main dans celle d’Alan, comme j’aurais pu le faire s’il avait été mon petit ami. Aux grands maux et grands remèdes.
« - C’est mon patron, faîtes comme si de rien n’était et laissez-moi faire »

Alors que mon patron arrive à notre rencontre je suis toute sourire, je tente d’être le plus naturel possible. Je sens bien qu’il se pose des questions sur la présence d’Alan. J’éclaircis ma voix mais il me devance sur le dialogue.
« - Mademoiselle Rosenwald, je crois ne pas avoir eu l’honneur d’être présenté »
C’est la rencontre gênante mais je joue le jeu, je peux être bonne à ce jeu.
«  - Monsieur Strauss, Voici Alan mon fiancé, il m’a fait une surprise en venant me chercher »
Je suis quasiment sûre que mon faux fiancé ne sait plus du tout où se mettre mais je serre ses doigts histoire qu’il salut simplement mon patron.
« - Et bien les tourtereaux, je ne vais pas vous ennuyer d’avantage, dîtes moi simplement si avec la livraison tout c’est bien passé, les œuvres sont dans votre bureau ? »
Je fais un signe de la tête et de ma main libre je lui tends la clé de celui-ci.
« - Tout est dans mon bureau, si vous voulez y jeter un coup d’oeil, en vous souhaitant une bonne soirée monsieur. »
Il nous fait un petit signe de tête et repart dans ses pensées vers mon bureau. Je souffle un coup. Je ne lâche pas la main d’Alan, j’attends d’avoir rendu le passe et être sorti du musée pour cela histoire d’être crédible si mon patron décide de se repointer, on ne sait jamais. L’air frais me fait un bien fou pour le coup. J’aurais pu avoir des soucis si on avait appris que j’avais fait entrer un parfait inconnu dans les couloirs privés du musée.
« - Désolée pour ce moment gênant, vous n’aviez pas réellement le droit de m’aider mais je n’ai pas eu véritablement le choix, le mercredi tout le monde semble en congé ou être parti plus tôt pour les enfants »
Je hausse innocemment une épaule. La pénombre s’installe et la nuit aussi doucement sur Berlin.
«  - Alors que désirez-vous faire ? Où aller ? C’est moi qui vous invite comme prévu pour vous remercier de votre aide ! »
Je renfile mes escarpins douloureux avant de nous lancer dans le froid de l’automne berlinois. Je suis ravie qu’il est une voiture, vous n’avez pas idée !
                                                                   

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Alan Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Mar 25 Oct - 17:00

Au moins les excuses ont l’air d’avoir été accepté, et tu t’en sens soulagé.
Mais Freya semble aussi prendre ce que tu dis un peu trop au pied de la lettre. Alors tu pourrais t’en amuser, mais tu sais qu’il va te falloir marcher sur des œufs si tu ne veux pas la vexer à nouveau.

Maintenant, qu’elle le veuille ou non, un univers vous sépare !
Tu aimerais lui dire qu’elle n’est pas n’importe quelle femme… qu’elle est à la fois une des personnes les plus importantes du monde des sorciers… et à la fois une femme qui ne te laisse pas indifférent… une femme qui te plait.
Sur une note moins sérieuse, tu voudrais également lui dire que tu ne comptes pas franchement te retrouver un jour devant sa mère, mais là aussi, ce pourrait être mal interprété. Il est trop tôt pour la plaisanterie… pour la légèreté.
Tu t’es senti suffisamment idiot d’avoir déjà pu la froisser aussi facilement. Il t’aura suffis d’un mot, d’un seul… pour que Freya se retrouve sur la défensive.

Ce qu’elle ajoute te conforte dans l’idée de rester muet. Car immédiatement, elle s’applique à te donner ce conseil qui n’est qu’un prétexte à vous retrouver autour de ce fichu verre.
Là aussi, tu te dis que si tu étais juste toi-même, tu te serais enfuit le plus vite possible, pour te coller la tête sous ton oreiller, en attendant que les choses redeviennent normales. Mais cela t’es interdit depuis quelques temps.
Evidemment, tu n’es pas un lâche. Mais le monde t’es généralement étranger, et tu n’aimes pas les conflits, ni te plonger dans les émotions qui ne t’appartiennent pas.
Si t’avais dû être toi-même, t’aurais salué la jeune femme immédiatement après lui avoir donné son coup de main, et tu te serais à nouveau glissé dans la douce indifférence du monde qui t’entours.

Ce que Freya ne peut évidemment pas deviner, c’est qu’elle t’invite sans le savoir à essayer de ne pas être complètement toi-même.

Et puis tu pourrais lui retourner le conseil, d’ailleurs !
Car depuis que tu as titillé son sang royal, Freya est plus sûre, et aussi plus dure, que lorsqu’elle est venue te trouver dans l’allée du musée.
Elle ne peut maintenant nier être une des filles de l’impératrice, et pourtant elle se glisse dans les vêtements d’une simple employée du musée.
Dans ses veines coule l’un des sangs magiques les plus purs, mais elle te demande, à toi le sang-mêlé, de te comporter avec elle comme si elle n’était qu’une jeune berlinoise sans le moindre pouvoir… sans le moindre rang…
Personne ne pourrait, connaissant son ascendance et son statut, se permettre le risque de la traiter autrement que comme la princesse du royaume…

Voilà, Alan ! Tu viens au moins de comprendre pourquoi elle te demande de la traiter normalement.
Ce que tu ne saisis toujours pas, en revanche, c’est pourquoi elle semble avoir été blessée que toi, tu ais agi comme n’importe qui l’aurait fait avec elle…
Bon, en tout cas, tu peux toujours essayer de la traiter comme madame tout le monde mais… elle ne pourra pas t’en vouloir si tu n’y arrive pas toujours : ça reste une princesses, merde ! Le genre de personne avec qui tu ne te balade pas sans risquer à chaque instant de créer un incident diplomatique.
Alors n’importe quelle femme ou pas, tu ne pourras pas toujours faire des miracles.
Mais t’essayera.

Bon, et puis le coup de la voiture a visiblement fait mouche, puisqu’elle se met à rire et qu’elle en plaisante.
Malheureusement, elle se sent bien vite obligée de se justifier, de te parler du métro, tout ça… Elle doit être obligée de se justifier tous les jours, la pauvre.
Mais en même temps, pourquoi devrais-tu te comporter comme si elle était quelqu’un de normal, sans qu’elle, elle arrête de se justifier devant toi ?
Après tout, tu ne lui as pas non plus reproché d’être une sang-pur. Tu n’as fait que l’obliger à se dévoiler. Pas de la manière la plus élégante, tu en conviens… mais tu ne lui reproche certainement pas d’être ce qu’elle est.
Mais comment lui faire comprendre ?

« - Vous savez… même pour une fille normale, le métro n’est pas très sûr… »

C’est tout ce que tu trouves à lui répond à ce moment-là. Alors tu remets ça à plus tard… si d’avenir il y a un « plus tard », bien entendu.
Maintenant, tu choisi juste de la suivre silencieusement le temps qu’elle boucle ses affaire avec le livreur.
De toute façon, tu sais que tu ne peux pas t’éclipser avant que vous ayez réglé cette histoire de verre à prendre ensemble… et puis de toute façon, tu n’as pas envie de prendre congé de Freya non plus.
En fait, t’es en train de repenser à son rire. Ça t’a plu de l’entendre. C’était doux aux oreilles… surtout après ce moment où l’atmosphère est devenue plus lourde.
Et ce n’est que lorsqu’elle te chuchote presque à l’oreille que tu te rends compte que Freya vient de te prendre la main.

Bon-sang, elle est douce et tiède, encore…

Sauf que cette fois, la jeune Rosenwald n’est pas en train de t’aider à monter dans un véhicule. Tu n’es pas non plus en train de la saluer. Elle te tient la main comme si vous étiez proche, et tu sens son cœur battre à travers sa paume.
Elle joue la comédie, Alan. Tâche donc de faire pareil !
Ce type que vous venez de croiser te fixe, puis s’adresse à son employée avec une désinvolture qui te frappe :
* - Non mais dites-donc, vous ? Vous savez à qui vous vous adressez comme ça ? *
Tu te surprends à vouloir remettre cet homme à sa place, en prenant la défense de Freya. Mais ce n’est pas ce qu’elle te demande.
En fait, elle te présente simplement comme son fiancé. Puis ses doigts se serrent autours des tiens, et tu rentres dans son jeu en souriant à cet homme qui te crispe plus qu’il ne le devrait :

« - Monsieur… »

Puis tu te tournes vers Freya, avec l’envie de lui partager un peu de ton malaise :

« - Tu vois, chérie, je t’avais dit que je pouvais t’attendre dehors ! »

Le patron du musée semble se contenter de votre petite pièce de théâtre. La jeune femme règle encore une formalité avec lui, puis il s’en va.
Tu entends la sang-pur souffler à tes côté. Mais sa vigilance reste égale tant que vous n’avez pas quitté le musée.

Une fois dehors, la fraicheur du soir te surprend !
Pas seulement au visage, mais aussi au creux de la main que vient de lâcher Freya.
A nouveau, elle s’excuse, elle se justifie. Mais tu ne dis rien. Tu ne lui en veux pas et, surtout, tu à peur de ne pas réussir à empêcher le sang de te monter au visage si tu ouvres la bouche.
Pour le coup, la lumière décroissante du jour te rend sûrement service.
Bon, de toute façon, elle jouait un rôle, tu te rappelles ? Regarde, elle hausse l’épaule comme pour écarter un détail, Alors arrête de t’emballer pour un rien sérieux !
Tu devrais peut-être mettre un terme à tout ça, avant de faire une ânerie que tu pourrais regretter…

Mais pas maintenant, puisque Freya te rappelle ses propres obligations à ton égare.
Finalement, tu n’arrives pas à t’empêcher de sourire, à l’idée que la soirée n’est pas encore finit.
T’as vraiment un problème avec ce petit bout de princesse, hein ?

« - Tenez, voici justement votre carrosse ! »

Tu lui indique l’occasion avec laquelle tu te trimbale depuis une semaine. Tu en as fait l’achat en rentrant de la maison familiale, pour remplacer le précédent véhicule arrivé à bout de souffle.
Tu n’aimes pas ces voiture neuves Elles sont sans âme. Et puis tu aimes bien mettre tes mains dans le moteur, quand ces petits monstres d’aciers battent un peu de l’aile.
Les voitures n’ont pas de sentiment.

« - Vous savez quoi, d’abord on se met à l’abri, et ensuite on décide de la destination. »

Tu n’attends pas qu’elle te réponde. Parce que pour une raison que tu ne t’explique pas tout de suite, tu veux t’engouffrer dans la voiture.
Tu veux te mettre à l’abri, mais de quoi ? Du froid… des employés du musée… du regard des autres ?
Quoi qu’il en soit, tu as déjà fait le tour du véhicule et ouvert la portière, côté passager. Il ne manque plus que Freya y prenne place.
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Freya Rosenwald
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‹ OCCUPATION : étudiante en histoire de l'art section art contemporain ( néo-gothique/romantisme) + travail comme assistante du conservateur du musée d'art de Berlin toujours dans la même section.
‹ SCOLARITÉ : Diplômée major de promotion Goldadler, aujourd'hui étudiante en fin de Master en histoire de l'art ( néogothique/romantisme )
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Mer 26 Oct - 0:44


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  



Je ne m’attendais pas du tout à tomber sur mon patron. Il devait être en déplacement pour la journée mais il semble là, il est là dans notre couloir et il arrive vers Alan et moi. Cela semble terriblement mal choisi de rentrer plus tôt que prévu.  Je ne sais pas vraiment ce qui me prend, est-ce que j’étais réellement obligée de prendre la main d’Alan pour le faire passer pour mon fiancé – rah au passage ce mot ne me dérange pas tant que cela, peut-être parce que c’est lui, peut-être parce que nous jouons la comédie, cela n’a rien de réel alors que lorsque j’épouserais l’aîné de Taborski là cela sera plus réel et beaucoup moins amusant, j’en aurais presque la nausée, pourtant il n’a rien d’horrible cet homme, juste je ne l’aime pas, il ne me fait pas l’effet d’Alan, l’effet qu’il arrive à me faire en une heure de temps passé avec lui… sans jamais l’avoir rencontré avant cela, n’est-ce pas dingue, mais passons, je me suis totalement égarée et mon patron est à deux pas de nous. Je serre sa main, c’est terriblement agréable, je n’aurais pas pu imaginer que cela réveil en moi des sentiments, des émotions aussi chaudes, je les avais bannies et les voilà qui reviennent au galop. Rah mais où sont passées mes convictions contre l’amour dans ce monde ? Dans mon monde ? Je l’avais pourtant proscrit, je n’étais interdit d’aimer, parce qu’on peut pas tomber amoureuse et être une princesse. Ma mère régit ma vie sentimentale, c’est impossible pour moi d’avoir des sentiments sincères, ils ne seront que factices. Combien de sangs-purs vivent le même calvaire que moi ? Je sais que mes frère ne sont pas les plus heureux au monde, au moins l’entente avec Liséa et Aloisia n’est pas horrible, elles ne sont pas d’horrible belles-sœurs, mais je connais un tant soit peu mes frères et ce n’est pas ce qui aurait été mieux pour eux. Le mieux serait que l’on puisse épouser qui l’on veut, sang-pur ou pas, moi j’aurais voulu pouvoir vivre au grand jour mon histoire avec Adrian mais je n’avais pas le droit d’être officiellement avec lui. Si je tombe dans les bras de ce bol inconnu, admettons-le trente secondes, comment cela finira ? J’ai peur de me faire du mal autant que j’ai peur d’en faire à l’homme qui pourrait ou pas s’attacher à moi. Enfin bref imaginer qu’Alan pourrait être mon fiancé m’a plu l’espace d’une seconde puis la réalité a repris le dessus et il a fallut que je sois convaincante. Oh mais cela n’a jamais été un soucis à vrai dire, je suis plutôt douée pour jouer la comédie lorsque les enjeux ne sont pas extrêmes. La manipulation coule dans mes veines, c’est un trait de caractère que nous les Rosenwald maîtrisons à merveille et même mes belles-sœurs sont devenues expertes en la matière je crois, on détend peut-être sur le monde, quelle triste réalité.

En tout cas mon responsable n’y voit que du feu, Alan est parfait, nous n’avons pas grand-chose à faire à vrai dire, je crois que mon patron a l’esprit relativement ailleurs, ce genre d’homme un peu rêveur qui ne cesse de penser en plus à ce qu’il doit faire à son travail. Je souffle légèrement, ma place c’est sûrement joué à peu de choses mais demain je ne serais pas sans emploi c’est déjà cela. En revanche je ne lâche pas tout de suite la main d’Alan, avant cela je l’attire jusqu’à l’extérieur pour être sûre de ne plus être dans le champ de vision de mon responsable. Quand j’y pense, mais qu’est-ce qui m’a pris de faire entrer un parfait inconnu pour m’aider avec des œuvres qui coûtent une fortune, alors oui, j’aurais pu les rembourser aisément, un petit pot de vin, tout un tas de magouille que les riches aiment faire, mais je n’aurais pas eu la même satisfaction à travailler à mon poste, je n’aurais pas mérité cette place que je me tue à garder. Heureusement tout va bien et Alan n’est pas un pervers, un voleur ou un détracteur. Il est rien de cela, parce que moi je le trouve plutôt mignon dans sa manière d’être maladroit avec moi. Ok, il m’a jugé dans me connaître, c’est une chose que je n’apprécie pas, j’aime pouvoir me faire mon opinion avant d’être dans le jugement et encore juger les gens n’est pas une chose que j’approuve. Je crois que nous sommes tous un peu toujours dans le jugement dans tous les cas, cela peut être pardonnable, mais il a tout de même intérêt à se racheter ce soir, je tiens à ce que nous allions boire un verre, je ne sais pas si lui y tient autant que moi mais tout mon corps, toute mon âme me souffle de prolonger cette soirée, peut-être même verrons-nous quelques étoiles dans le manteau de la nuit. Je m’arrête à la sortie pour employés du musée, il faut que je remette à contre-coeur mes escarpins qui me massacrent les pieds, je rêve d’avoir une paire de basket dans mon sac, mais je ne suis pas Mary Poppins, cela est bien dommage. Je suis sûre qu’elle aurait tout ce qu’il faut elle au cas où… encore non, elle n’aurait même pas mal aux pieds, elle est trop géniale pour cela, ses chaussures le sont aussi… enfin bref, je ne vais pas épiloguer sur des escarpins qui coûtent une fortune et qui ne sont même pas capables d’être confortables. Bien dommage. Je grimace dès que je suis perchée, aie ! En tout cas j’espère une chose c’est que sa voiture n’est pas garée trop loin, il est vrai que nous avons des places pas loin mais parfois elles sont toutes prises, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai arrêté de prendre ma voiture, j’arrive toujours à l’heure de l’ouverture et tout est pris et prendre une chauffeur tous les jours, non merci, j’ai encore le droit d’avoir une liberté. Je prends le chauffeur seulement lorsque je vais à la demeure familiale et que je rentre à l’appartement que je loue pour mes études en plein centre de Berlin. C’est mieux pour réviser et être tranquille, j’aime ma vie privée et je ne pourrais pas voir Alan ce soir si j’étais encore chez papa et maman. L’idée ne plaît pas toujours mais je jongle entre les deux et ma mère s’en contente je pense. J’y vais régulièrement les week-ends, surtout pour voir Lili et Lena, mes deux amours de nièces, elles sont juste géniales et je me régale à m’occuper d’elle. J’ai de la chance de les avoir. Parfois on se fait de petites soirées pyjama, elles viennent dans ma chambre au domaine, on regarde un Walt Disney avec du Pop Corn et elles dorment avec moi, c’est fou ce que leur présence me fait du bien, je peux être moi-même avec elles, c’est toujours plaisant. Enfinnnn BREF ! Encore une fois je divague.

On se dirige rapidement vers l’auto d’Alan, une voiture simple, rien à voir avec celle que ma mère m’a offert le jour où j’ai eu mon permis. Puis celle qui a suivi… ou devrais-je dire celles qui ont suivi, parce que j’en ai plusieurs, ma mère veut le meilleur pour ses enfants et c’est surtout une meilleure de dire qu’elle nous gâte et s’occupe bien de nous… J’ai une magnifique volvo rutilante depuis quelques mois, oh elle roule parfaitement bien, elle est géniale, le moteur ronronne à m’en faire frissonne, mais en ville je n’en ai pas souvent besoin, mais je suis ravie de l’avoir. En tout cas la voiture d’Alan est très bien et qui serais-je pour juger ? Non vraiment. Je ris juste pour sa réflexion, je ne suis pas Cendrillon, remarquez peut-être que mes talons -souliers de verre- pourraient devenir confortable à minuit, rah flûte j’en doute.
« - Merci, vous savez, le métro n’est peut-être pas le moyen de transport le plus sûr mais monter dans une voiture avec un inconnu ne l’est pas des masses non plus… sûr »
Bien sûr là je ne cherche qu’à l’embêter, le provoquer mais dans le bon sens, parce que je crois que tous les deux nous avons un sacré sens de la répartie. Je souris malicieusement lorsqu’il vient en plus m’ouvrir la portière passager. Il n’était pas obligé !
« - Ne vous sentez pas obligé de me faire sentir princesse, si je veux passer la soirée avec vous c’est parce que je vous suis redevable et que j’en ai envie, traitez moi normalement ! »
Mais je crois que cela ne va pas rentrer dans sa tête tout de suite, je vais devoir faire avec. Je peux comprendre que ma présence décontenance, on ne sait pas comment agir lorsque je suis dans les parages. Imaginez lorsque vous avez ma mère ou mes frères en plus ? Non là c’est une horreur pour les protocoles ! Moi je me fiche bien des règles de bienséances lorsque je ne suis pas au palais de la rose, là, tout de suite, je ne suis rien de plus qu’une employée de musée maladroite qui rencontre un parfait inconnu et qui semble totalement sous son charme, oh vous pensez que cela se voit tant que ça ? Je ne rougis pas j’espère ! La pénombre devrait m’aider à le dissimuler. Il est vrai que j’ai un peu forcé pour ce verre, j’espère qu’il n’imagine pas que s’il m’éconduit , je le ferais enfermer pour trahison. Quelle idée, voyons !

Nous sommes tous les deux dans la voiture, je frissonne, non je tremble bêtement à cause du froid, il me faut un temps d’adaptation entre la température surchauffée du musée et le froid de l’extérieur. Alan me rejoint derrière le volant et je souris à nouveau, bon sang, je ne suis pas discrète. Je me mords la lèvre en le regardant.
«  - J’espère que je ne contrarie pas vos plans, je ne voudrais pas que vous vous sentiez dans l’obligation de me suivre… Je vous jure que vous ne serez pas en prison demain si vous décidez de me laisser sur le trottoir dans la minute qui suit. »
Je ris à ma bêtise et je ne peux m’empêcher de rajouter.
« - Enfin quoique… au moins je pourrais nourrir un amour impossible en allant vous voir derrière les barreaux .. »
Je ne finis pas tout à fait mon idée, qui est fictive bien entendu, quelle idée sinon. Je ris encore.
« - Une princesse a besoin d’avoir un amour impossible, vous n’étiez pas au courant ? »
Toujours dans l’ironie et j’espère qu’il ne prend rien de tout ce que je dis au sérieux. Je lui fais ma petite mine innocente pour rire, forcément, moi cela me fait quand même rire, je ne dis que des bêtises… la fatigue ? L’angoisse de ne pas savoir comment me comporter ? Juste l’effet d’Alan ? Il m’a marqué dès qu’il a posé ses yeux sur moi.
«  - Alors, où voulez-vous aller ? De préférence, j’espérais éviter le quartier sorcier, on n’y serait pas tranquille et j’aimerais.. je crois que j’aimerais vraiment apprendre à connaître un homme capable d’aider une parfaite inconnue et de tenir tête une princesse impériale.. »
Mes mots sont accompagnés encore une fois de mon demi-sourire malicieux.          

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Alan Walgenwitz
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Mer 26 Oct - 3:00

Monter dans la voiture d’un inconnu… oui là, elle marque un point ! Ce n’est pas franchement très prudent. Pourtant, il n’empêche qu’elle s’apprête à le faire. Alors soit Freya est tout à fait imprudente, soit tu es sans le savoir quelqu’un de spécial.
Mais pour le coup, la question n’est pas anodine.

Tu lui tiens la portière du véhicule, lorsque la demoiselle te demande de la traiter normalement… encore une fois. Vraiment, elle ne semble pas avoir envie de se sentir princesse, ce soir… mais cette fois, tu veux la taquiner un peu en la prenant en faute.
Tu attends qu’elle prenne place, puis tu te penches au-dessus d’elle et tu lui glisse ta réponse, avant de refermer sans te préoccuper de ce qu’elle pourrait te répliquer.

« - Mais je vous traite tout à fait normalement, princesse. Croyez bien que je suis suffisamment bien élevé pour tenir la porte à toutes les demoiselles en détresses… sans distinction de rang ! »

Tu prends ton temps pour faire le tour de la voiture, la laissant ruminer quelques secondes, si l'envie, lui en prend. Pour le coup, tu es contant de ta petite phrase, parce qu’elle ne peut pas vraiment te prendre à défaut.
Elle t’a mise mal à l’aise deux ou trois fois en moins de 20 minutes, et tu lui dois bien ça. Mais ce n’est pas méchant, évidemment. Et quand tu t’engouffre toi-même dans le véhicule, tu prends bien la peine d’allumer l’éclairage d’habitacle, et de lui sourire, avant de tourner la tête et de te positionner convenablement, les deux mains sur le volant.

Tu viens de croiser son regard… la voir assise, là, sur le siège usée de ton véhicule, et à seulement quelques centimètres de toi, accélère à nouveau ton rythme cardiaque :
Bon sang ! Tu la trouve si agréable, et si belle…
Tu tournes les yeux et tu t’appliques à fixer un point devant toi, quelque part au-delà du pare-brise.

Ah nouveau, elle s’inquiète au sujet de tes plans pour ce soir. Tu t’apprête à lui répondre que non, voyons… mais elle enchaîne sur le fait qu’il ne faut pas que tu te sente obligé de rester un peu avec elle, que la prison ne t’attend pas au bout d’un éventuelle refus de ta part.
D’abord tes sourcilles se redressent quand freya se met à rire, puis elle se lance sur son histoire d’amour impossible. Et là, ton cœur explose en miette !
Tu tournes la tête vers elle, mais elle rit d’avantage encore. Et tu ne sais vraiment pas comment réagir, autrement qu’en secouant négativement la tête, lorsqu’elle te taquine sur les besoin d’une princesse en amour impossible.
Et puis tu réalises qu’elle se moque gentiment de toi, et tu rentres aussitôt dans sa bonne humeur en riant à ton tour.
Mais quelque part, elle ne se rend pas compte que sa plaisanterie a quelque chose de cruelle, et que ta poitrine a du mal à reprendre son espace normal.
En même temps, Alan, t’as vraiment le chic, depuis une heure, pour te laisser emballer par le moindre petit sourire provenant de cette jeune femme. Faut vraiment que tu fasses quelque chose avec ta coquille… elle prend l’eau de plus en plus !

Elle a finit de rire. Toi aussi. Mais son sourire occupe maintenant tout l’espace du véhicule.

Tu te rends compte avec un petit temps de retard qu’elle t’interroge sur le choix de la destination.
Oui, c’est vrai, ça… tu voudrais aller ou maintenant, Alan ?
En tout cas, tu es tout à fait d’accord avec elle ! Le Berlin magique, tu n’en veux pas non plus.
Freya en profite pour te faire part de son envie d’en savoir un peu plus, sur toi. Elle te l’annonce même avec une telle élégance que cette fois, tu ne peux empêcher ton visage de prendre quelques couleurs.

Merde ! Même dans tes rêves les plus fous, t’aurait été incapable d’imaginer le scénario dans lequel tu te retrouves plongé ce soir. Cette femme est en train de battre le chaud et le froid avec une telle cadence, que tu sens approcher l’arrêt cardiaque à grand pas.
Il faut que tu lui répondes, que tu reprennes un peu le pas sur ce qui est en train de se passer… mais tu te sens un peu désarmé face à cette étrangère qui vient de se catapulter en pleins milieu de ton existence.
Cette étrangère…
Oui, c’est ça. Tu ne vas pas être très inventif, et peut-être va-t-elle s’en rendre compte, mais tu lui retourne son propos, un sourire pensif accroché à tes lèvres :

« - Croyez-moi, Freya… vous présentez vous aussi tellement de mystères, que vous aurez sûrement fait le tours de mon existence, alors que j’en serais encore à tenter de comprendre la moitié de ce que vous êtes… »

Un indicible silence essaye de venir appuyer tes mots, mais tu ne le laisse pas s’installer, et tu le balaye d’un sourire plus large.

« - … En attendant, on évite le quartier sorcier, bien chef ! Et puisque vous commencez à cumuler les services que vous me devez, les caisses, votre vilain patron, et la course gratuite en voiture, n'est-ce pas ?... c’est à vous de me dire si vous avez une petite fringale, ou si vous souhaitez juste vous balader un peu.
Moi, vous savez, tout me conviens, tant que c’est en votre compagnie. »


Tu te perds un peu dans son regard, tandis que tu attends sa réponse.

Machinalement, tu mets le contacte et commence à faire tourner le moteur.
Quand celui-ci aura fait quelques tours, ce ne sera pas du luxe de mettre un peu le chauffage dans l’habitacle du véhicule.
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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Mer 26 Oct - 23:17


Beautiful day to fall in love !

ALAN — FREYA  



Il est galant dans ce cas s’il ouvrir les portes aux femmes est dans sa nature. Je me sens un peu bête d’imaginer que dès qu’il semble juste attentionné, moi j’y vois un signe de respect déplacé. Je ne veux pas, je ne veux pas qu’il me prenne pour une princesse, j’aimerais si possible être juste l’employée qu’il a aidé, qu’il vient de rencontrer. Cela ne devrait pas être aussi compliqué, enfin je le conçois comme cela, qu’il n’y a pas besoin de toutes les règles que ma famille a instauré mais lorsqu’elles sont dans la tête une personne, lorsqu’elles deviennent presque innées… je sais que c’est compliqué de s’en débarrasser. Moi-même, je ne sais pas si j’arriverais au début avec un inconnu à me comporter normalement sachant que cette personne vient de la famille qui régit le pays. Je n’ai connu que cela dans ma vie, je trouve cela lassant mais si je me mets à la place des personnes que je côtoie, je crois pouvoir comprendre. Et si j’étais plus indulgente avec ce côté des gens ? Je ne peux pas leur en vouloir, je dois aussi les comprendre et me dire que moi à leur place, je serais sans doute dans le même embarras. De plus la situation s’avère plus complexe, Alan est un sang-mêlé, enfin je n’en ai pas la confirmation mais je suppose qu’il l’est, on ne cite pas la déesse bannie de la sorte sans penser qu’elle a une certaine importance tout de même. La mythologie raconte qu’elle est à l’origine des sangs-mêlés pour avoir aimé un mortel, un humain. Je me sens plus proche d’elle que j’aurais pu l’imaginer. On dirait que mon schéma de vie est liée à cette déesse malheureuse en amour, son acte a été pris comme une trahison alors qu’elle était simplement amoureuse de la mauvaise personne, mais peut-on aimer la mauvaise personne ? Je pense que dans certains cas oui, quand l’homme vous domine, l’homme est violent… mariage étrange et j’en passe, mais si les sentiments vont dans les deux sens, comment peut-elle être la mauvaise personne ? Non c’est aux eux des autres mais pour vous, pour nous, elle reste cette personne dont on a besoin sur le moment, je ne dis pas que cet amour durera dans le temps, l’amour est parfois éternel ou éphémère selon comment on l’entretient j’imagine mais sur le moment cette personne vous aide, elle est présente pour vous, vous avez d’elle pour avancer d’une certaine manière. Les autres eux choisissent pour vous mais ils ne devraient pas avoir le droit. Je suis pleinement dans la même situation. Fiancée à un homme que je ne connais pas, fiancée pour le sang et l’argent, où se trouve l’amour ? Et si l’on me dit, qu’il vient après je refuse, et si j’aime une personne ? Que fait-on ? Je dois fuguer de Berlin, l’épouser en secret et les mettre devant le fait accompli ? Roméo et Juliette ont tenté et ils sont morts, je crois que dans tous les cas l’issue s’avère fatale, donc on se fait une raison, une triste raison.

« - Excusez-moi, j’ai parfois du mal à faire la différence entre galanterie et respect du à mon titre, je vais sûrement devoir m’y habituer je suppose »
Je lui fais un petit sourire d’excuse. Je ne peux pas lui en vouloir mais il va vraiment falloir que je fasse attention. Je ne voudrais pas le faire fuir avec tout ce que je ne suis pas. Je tente tout cas de détendre l’ambiance, elle est toujours un peu tendue et j’ai cette impression que nous ne savons pas encore comment se comporter avec l’autre. C’est étrange comme sensation, j’ai envie d’être familière, moi-même avec lui mais pour le moment je n’ai pas tout à fait fait tomber le mur qui entoure mon coeur, du coup je suis encore un peu sur la défensive, malgré moi. Je suis rassurée de le voir sourire avec moi, même rire, c’est un pas en avant, on se détend et la soirée ne fait que commencer finalement. Je suis plus légère. Il faut que l’on y arrive. Pourquoi ? Je ne saurais pas vous dire, une envie, grosse envie ! Bon maintenant que nous sommes dans la voiture je me permets de retirer à nouveau mes escarpins, moins je les porte, mieux mes pieds se portent. Il faut également trouver une destination. Je suis une passionnée des petits endroits inconnus. Typiques, humains, délicieux. Je connais quelques adresses où l’on pourrait boire un verre et commencer même à grignoter. Oh...J’ai peut-être trouvé une idée. Je lui pose la question par politesse, pour savoir s’il a une envie, une idée, je suis prête aussi à me laisser guider. J’aime découvrir, goûter, tester. Sa réponse me surprend. Je me mords la lèvre et je sens à nouveau mes joues bouillir et mon coeur s’emballer, rah je suis d’une sacrée faiblesse, c’est sans nom ! Enfin, non, je ne suis pas faible, je ne suis pas une fille facile, j’ai tendance à avoir des relations seulement sérieuses, je m’amuse sagement je dirais mais là, Alan me rend totalement faible, cela m’effraie autant que ça m’attire, c’est mal ? C’est bien ? Je suis censée faire quoi ? Je regrette presque de ne pas avoir d’amis pour m’aider dans ce genre de choses, il me faudrait un ou une fille qui ne soit pas liée à ma famille pour pouvoir me confier. Je devrais pouvoir en parler à mon oncle, mais cela reste mon oncle et je ne peux pas lui raconter ma vie amoureuse… ma vie sexuelle, il est comme mon père et c’est gênant. Beurk. En tout cas j’aurais aimé un conseil pour réagir bien, ni trop, ni pas assez, je ne veux pas le vexé, je ne veux pas qu’il pense que cela ne me touche pas, mais en même temps j’ai cette peur idiote qui fait que j’ai affreusement peur qu’il soit juste poli et qu’il ne me drague pas, je serais alors en train de me prendre un sacré vent. J’inspire calmement, je ne veux pas le montrer, mais je suis quand même un peu nerveuse. En tout cas je suis un peu gênée et flattée, voudrait-il tenter d’apprendre à me connaître ? Vraiment, pour de vrai ? Oui je sais, cette phrase ne veut rien dire mais en même temps j’ai tellement de mal à y croire. Cela semble à la fois génial et effrayant.

«  - Êtes-vous sûr de vouloir me connaître, j’ai peur d’être une personne qui déçoit les autres parfois. »
C’est presque dit sur un ton mélancolique mais c’est tout de même la vérité.
«  - Que ferez-vous si vous êtes déçu ? »
J’ai besoin de la réponse. J’attends une seule réponse mais est-ce que je ne suis pas un peu tarée pour l’espérer ? Si, totalement. Il faut que je passe à autre chose, on ne peut pas rester sur ce ton nostalgique que j’ai lancé, passons une bonne soirée, après tout je ne joue pas ma vie. Bon alors puisque j’ai le choix de la destination, je ne réfléchis pas plus longtemps.
«  - J’espère que vous avez l’appétit ouvert, je connais un petit restaurant asiatique avec des spécialités cambodgiennes et vietnamiennes, je suis sûre que vous allez adorer. Les patrons sont des connaissances, j’habite juste à côté, je ne vous cache pas que je commande régulièrement le soir lorsque je dois réviser mes cours »
Voilà comme ça je le fais entrer dans mon véritable monde, il verra qui je suis vraiment, sans voir le mauvais côté.
«  - Il faut que l’on rattrape le quartier de Saint Nicolas (Nikolaiviertel)où je vis, je suis le long de la rive du fleuve, non loin du Mühlendammbrücke, du côté du vieux quartier, on pourra marcher le long du fleuve si la température nous le permet après que j’ai eu l’occasion de vous faire découvrir un tas de plats délicieux ! »
Je suis totalement emballée, comme une gamine de 12 ans qui va au fast-food, c’est dingue ! Je dois me calmer, mais un sourire large comme… comme une banane ? Oui on va dire ça est tatoué sur mon visage. Maintenant je vais pouvoir jouer le GPS vivant, je connais la route par coeur d’ici, en voiture on devrait en avoir pour une quinzaine de minutes si la circulation est bonne. Je pense d’ailleurs à une chose.. c’est tout bête et cela sort tout seul, j’espère ne pas commettre bêtise en lui demandant :
« - Et pourquoi on ne fait que se vouvoyer ? Le protocole n’oblige pas le vouvoiement je vous jure, de plus je dois être du même âge que vous environ, cela n’a pas de sens de ne pas se tutoyer, qu’en pensez-vous ? »
Maintenant on est parti pour une soirée à deux, un rencard ? Il est trop tôt pour le dire, une part de moi aimerait qu’il me fasse la cour, je crois, une autre partie de moi s’imagine que cela est impossible ou cause perdue, mais le côté romantique est toujours le plus présent.

Nous arrivons dans les temps au restaurant. On trouve une place pas trop loin du restaurant et de mon appartement. Je dois remettre à contre-coeur ses chaussures de malheur. L’odeur du restaurant embaume toute la rue, mon estomac se creuse de gourmandise et il faut aussi dire que j’ai sauté le déjeuner comme il m’arrive souvent de le faire. Je sors de la voiture et j’attends qu’Alan n’arrive à ma hauteur avec d’attraper son bras pour marcher, cela m’aide pour mes pieds douloureux.
« - Désolée, je me permets, j’ai un mal aux pieds terribles, fichues chaussures ! »
Je pousse la porte vitrée, la clochette indique notre présence. Le responsable qui fait le service me reconnaît et me sert la main et fait autant à Alan, il nous offre une place privée au fond du restaurant parfaite. Le temps que nous nous installions il revient avec deux cocktails sans alcool qu’il m’offre toujours. Je n’ai jamais su ce qu’il mettait dedans mais c’est délicieux ! Il repart en nous laissons les cartes. Nous voilà seul Alan et moi, alors ce n’est toujours pas un rancard ? Oh redescend Freya !
     

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MessageSujet: Re: Beautiful day to fall in love ! (ALAN)   Sam 29 Oct - 4:59

Est-ce que tu es sûr de vouloir la connaître ?
A cet instant précis, Alan, il n’y a pas grand-chose dont tu sois sûr… mais tu n’hésites pourtant pas une seule seconde lorsque qu’elle te pose cette question :

« - Freya, voyons ! Vous êtes assise là dans ma voiture, prête à passer un petit moment de votre existence en ma compagnie, plutôt que dans une de ces riches soirées dont votre famille doit avoir le secret… Je serais dingue si je ne voulais pas vous connaître d’avantage !
Quant à savoir ce que je ferais si j’étais déçu, vous savez… j’en sais rien du tout. Mais je vous promets de vous le dire, si c’est le cas ! »
, ajoutes-tu en lui adressant un clin-d’œil.

Est-ce que Freya pourrait te décevoir ? Tu aimes à penser que ce ne sera pas le cas mais… c’est précisément pour ça que tu ne peux réellement pas éviter la déception, à plus ou moins court terme.
Comment pourrait-il en être autrement ?
Tu sais très bien au fond de toi qu’elle te plait, mais que tu ne vas faire que passer un petit moment en sa compagnie. Cette femme fait partie d’un monde qui t’es aussi étranger qu’inaccessible. Cette femme fait vibrer ta poitrine endormit par des années d’introversion mais…
Tu es vraiment dingue de t’imaginer qu’il pourrait se passer quoi que ce soit d’autre qu’une simple et unique soirée, entre deux individus que tout sépare.
Alors déçu, tu le seras probablement.

Mais il ne s’agit pas que de toi, Alan. Et tu le sais, ça aussi…
Freya ne serait-elle pas déçu, si elle savait vraiment qui tu étais ?
Tu es un sang-mêlé, et elle ne semble, certes, pas s’en incommoder. Mais tu es aussi le descendant d’une famille dont l’histoire est longue comme le bras… dont l’histoire te placerait presque inévitablement en disgrâce aux yeux de cette jeune Rosenwald.

Tu devrais lui dire, Alan ! Tu devrais lui dire comment tu t’appelles… qu’elle est ton nom.
Tu devrais lui dire avant qu’elle ne continue… avant qu’elle ne te propose une destination… une soirée en sa compagnie.
Tu devrais lui dire mais, les mots ne viennent pas.
Alors tu lui diras…
Mais pas tout de suite, parce que Freya te prend de cours en choisissant ce que vous allez faire ce soir. Alors tu oublis presque aussitôt que tout cela finira très probablement sur une déception.
Tu oublis ce petit détail qu’est ton nom… tu en remets la révélation à plus tard…
Ton nom… ce petit détails qui n’en est pourtant pas un.

Et finalement, tu acquiesce sur tout ce que te propose la jeune femme. Un restaurant asiatique, quelle bonne idée. Rien que d’y penser, tu te rends compte que tu commences à avoir faim, et que seule la politesse de ne pas vouloir prétendre à une récompense t’a fait ranger ce sentiment hors de portée de ta conscience.
Un restaurant près de chez elle... enfin près de son appartement à Berlin, de ce côté-ci.
Tu te mets à sourire en imaginant la famille impériale au complet dans un appartement en pleins centre-ville.
Il ne peut s’agir évidement que de son appartement à elle seule.
Elle t’indique le chemin très facilement, et son enthousiasme te gagne aussi vite que si vous étiez de bons amis. Peut-être que vous pourriez le devenir, d’ailleurs ? Il ne te semble pas que cela soit interdit par les lois en vigueurs, chez les sorciers.

Un peu comme si Freya venait de lire dans tes pensées, c’est à ce moment-là qu’elle te propose de passer au tutoiement.
Tu trouves que c’est une très bonne idée, et tu vas évidemment le lui dire. Mais quand tu tournes la tête pour le faire, les mots qui sortent de ta bouche ne sont pas tout à fait identique à ce que tu avais choisi :

« - Oui euh… et bien… d’accord, Freya… »

Et oui, Alan ! Tu pensais vraiment que ce serait aussi simple de tutoyer cette demoiselle, que tu viens juste de rencontrer ?
Il y a toujours quelque part cette espèce de barrière invisible, qui s’érige entre ton univers et le siens. Vous tutoyer est une très bonne idée pour réduire un peu cette distance. Mais tu vas la laisser faire en premier, hein… pour ce coup, là… elle sera très probablement plus douée et plus à l’aise que toi.
Très bien ! De toute façon vous arrivez à destination, et t’as à peine le temps de garer la voiture que Freya est déjà dehors. Elle t’attend près du véhicule, et te prend le bras quand tu la rejoins.

Pour être tout à fait franc, tu ne sais pas si la jeune Rosenwald se complait dans la simplicité de son rôle ce soir. Mais toi, soudain, tu te sens comme un prince, à l’avoir ainsi à ton bras !

Alors tout cela est peut-être aussi dingue qu’insensé, mais tu te laisses un instant emporter par l’ivresse que te procure la compagnie de Freya… par ce fumet qui vous accueil au dehors, et plus encore à l’intérieur du restaurant... par cet homme qui vient vous saluer, avant de vous guider vers cette petite table discrète, loin des regards…

Alan ?
Houhou… on se réveil !
B’ah merde alors ! Elle s’est pas foutue de toi, vieux !
Mais, se rend-t-elle compte, au moins, que la table ne doit pas faire plus de 60 cm ?

Il n’y a qu’une paire de menus, et deux verres à cocktails qui vous séparent. Autant dire qu’il y a rien. La demoiselle te fait face, et vos regards ne peuvent rien faire d’autre que de plonger l’un vers l’autre.
Si tu laisses le silence prolonger cet instant, le rendre plus intense, Alan, tu vas tout simplement exploser.
Fais quelque chose, bon sang !

Tu te saisis peut-être un peu vite de ton verre, car les menus manquent de finir par terre. Quelle nouille tu peux faire ! Encore un peu, et ça va friser le ridicule !

« - Oups, pardon !... je… voilà. »

Tu remets tout ça en place, et tu en profite pour t’éclaircir les idées : franchement, Alan, reprends-toi un peu avant que Freya ne regrette de t’avoir trainée jusqu’ici.
Au moins, la lumière est plus faible dans ce coin du restaurant. Elle n’a sans doute pas vu tes yeux briller.

Tu laisses finalement échapper un rire, essayant de faire disparaître ce moment qui a dû être autant gênant pour elle que pour toi.

« - C’était vraiment une bonne idée ! Je ne connaissais pas cet endroit, Freya. Je crois qu’on pourrait trinquer mais, à quoi ? Aux livreurs de camions qui refusent de se remonter les manches, aux inconnus qui se lancent à votre secours sans réfléchir, ou aux employées de musée qui vous tombent dessus sans crier gare ? »

Et si vous trinquiez plutôt pour les idiots qui s’imaginent pouvoir fleureter avec une rose aussi pure, sans risquer de se ramasser un râteau tout à fait monumental ?
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Beautiful day to fall in love ! (ALAN)

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