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 (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears

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Agnieszka Lindeberg
impérialiste de la Rose

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‹ MESSAGES : 165
‹ PSEUDO : vae solis (paula)
‹ FACE & CREDITS : britt robertson (honeybones)
‹ ÂGE DU PERSONNAGE : vingt-six ans que son sourire rayonne
‹ STATUT CIVIL : mariée depuis plusieurs années à un lindeberg
‹ STATUT DU SANG : pur - si elle a été élevée en y accordant la plus grande importance, ce mot ne lui a jamais plu
‹ OCCUPATION : professeur d'alchimie
‹ ALLÉGEANCE : elle soutient le féminisme d'helmina rosenwald, mais en aucun cas la violence qu'elle lui associe parfois
‹ COMPÉTENCES : altruisme (niv. 1) ; persuasion (niv. 1) ; fraternité (niv. 1)

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MessageSujet: (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears   Jeu 1 Sep - 22:39

(∆∆∆)
art of reading
beyond smiles
and tears


Elle n’avait pas su comment réagir, lorsqu’elle avait reçu la lettre cachetée avec le blason impérial. Elle se souvenait vaguement avoir paniqué, quelques infimes secondes durant, avant de se rappeler qu’elle n’avait rien fait de mal – du moins, rien que l’Empire aurait pu apprendre d’une manière ou d’une autre. Il y avait cependant tous ces articles que la presse sorcière s’amusait à écrire concernant les jumelles Taborska, qui ne se comportaient pas comme tout le monde l’aurait voulu. Certes, rien n’allait. Elles avaient toutes deux parfaitement conscience qu’elles ne réagissaient pas comme elles le devraient. Agnieszka devait se crier de se lever le matin alors que Katarzyna aurait dû se retrouver dans cette situation. Tout aurait été bien plus convenant dans ce cas-là. Mais tellement plus facile. Non, c’était tellement plus drôle pour les dieux de jouer avec leurs insignifiants corps, si petits, si identiques. Tout le monde n’y verra que du feu. C’était ce que les deux blondinettes s’étaient dit alors qu’elles n’avaient pas encore traversé la moitié de leurs études à Goldadler. Et elles avaient eu raison, pendant tout ce temps. Mais il avait fallût que leur monde s’effondre et que leur petit manège les rattrape, et commence à se jouer d’elles. Quel soulagement l’avait gagnée, la Lindeberg, quand elle avait vu la signature d’Aloisia en bas de la lettre, et qu’elle n’y avait trouvé ni accusations, ni ordre immédiat, mais une simple invitation au thé. On lui demandait gentiment de se présenter au palais des Rosenwald afin de partager une tasse de thé avec son Altesse la future impératrice d’Allemagne. L’alchimiste s’était empressé d’envoyer sa réponse positive, à la fois impatiente et suspecte. Des années s’étaient écoulées depuis que les deux jeunes femmes n’avaient pas échangé de mots qualifiables d’autre chose que cordiaux, et sa naïveté ne l’empêchait pas de croire que l’après-midi à laquelle elle avait été conviée serait tout aussi neutre et fade que les discussions qu’elles partageaient désormais.

C’était seulement la deuxième fois qu’elle pénétrait au palais, et elle fut à nouveau éblouie par la beauté du lieu. Tout était si sublime, mais en même temps si terrifiant, pour une raison qui lui échappait. Dantesque, car aux yeux d’Ania, cet endroit représentait à la fois la splendeur d’Helmina et la rigueur avec laquelle elle était montée sur le trône de ses ancêtres. Splendeur, rigueur, deux caractéristiques qu’elle se surprend à retrouver sur le visage d’Aloisia Rosenwald alors qu’elle entre au sein de ses appartements, avant même de l’avoir correctement regardée. Cette femme ne changeait pas. Elle avait gardé sa beauté ensorcelante, sa chevelure sur laquelle elle aurait eu peur de se brûler, son élégance qui ne lui faisait jamais défaut. Mais elle semblait plus fatiguée, et ses yeux ne pétillaient pas autant que dans les souvenirs de la princesse déchue. Elle s’incline, avant de croiser ses doigts contre son ventre. Elle ne patiente pas pour ouvrir la bouche ; elle qui aimait tant le silence, elle n’aurait pas aimé qu’il vienne peser sur les deux paires d’épaules des jeunes femmes. « Je vous remercie de m’avoir invitée, Votre Altesse. » Ces deux derniers mots sortent tout naturellement d’entre ses lippes alors qu’à peine quelques années plus tôt, elle n’aurait jamais pensé devoir les lui adresser à elle. Elle pense au sang royal qui coule dans ses veines slaves, et elle se dit que le monde était tout de même drôlement fabriqué. Elle se tait, comme elle sait si bien le faire, et reste aussi immobile qu’elle le peut, s’appuyant sur le protocole et attendant d’être invitée à bouger des lames de parquet dans lesquelles ses escarpins en daim beiges semblaient s’être plantées.


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Aloisia Rosenwald
impérialiste de la Rose

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‹ PSEUDO : flyingsquirrel. (maëlle)
‹ FACE & CREDITS : holland roden. (hepburns)
‹ MULTICOMPTES : andreas le plus beau.
‹ ÂGE DU PERSONNAGE : elle effleure les trois décennies du bout des doigts. vingt-huit ans, un âge vêtu d'une grande signification à ses yeux. une année qu'elle n'oubliera pas.
‹ STATUT CIVIL : l'alliance à son doigt la lie pour la vie à luis rosenwald. mariée depuis quatre ans au futur empereur, on ne peut pas dire qu'ils s'aiment d'un amour fou, mais forment un duo très soudé. cependant il n'est pas rare qu'aloisia ne se perde dans les draps d'un autre.
‹ STATUT DU SANG : son sang est pur et il ne pourrait pas en être autrement.
‹ OCCUPATION : aloisia est juge et ce depuis quelques années. c'est elle qui fait et défait des vies, qui décide qui est coupable et qui ne l'est pas.
‹ SCOLARITÉ : diplômée de goldadler depuis une dizaine d'années, aloisia était une étudiante qui excellait dans tous les domaines.
‹ ALLÉGEANCE : son allégeance va au rosenwald et de ce fait à l'impératrice. ça a toujours été une évidence pour aloisia, qui a été élevée avec les valeurs de l'empire.
‹ COMPÉTENCES : charisme (niv. 1) ; fraternité (niv. 2) ; persuasion (niv. 1)

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MessageSujet: Re: (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears   Dim 18 Sep - 17:06

Aloisia faisait face au grand miroir paré de dorures qui trônait fièrement dans le dressing attenant à sa chambre. Son regard détaillait sa silhouette, la robe émeraude qu'elle avait décidé de porter et qui soulignait les courbes de son corps. Elle avais perdu un peu de poids, mais ça n'était pas ça qui la frappait dans le reflet que lui renvoyait la glace. C'était les traits fatigués de son visage, les cernes violettes sous ses yeux, que même le maquillage ne réussissait à camoufler totalement. Elle avait perdu de sa magnificence. Elle n'aimait pas cette représentation que le miroir lui proposait. Il lui renvoyait en pleine figure son propre désarroi, sa propre faiblesse. Si c'était ça, l'image que la future impératrice transmettait à son entourage, au peuple, quelle honte. Aloisia releva un peu plus haut son menton, défiant du regard la jeune femme qui se trouvait en face d'elle. Un avertissement, qui lui était destinée. Elle se devait d'être forte, pour elle-même, avant tout, mais pour sa famille aussi. Les jours défilaient, mais la peine ne s'amoindrissait pas. Elle savait que la blessure ne se refermerait jamais totalement et qu'elle allait devoir vivre avec. Elle avait accepté cette idée. Chaque matin, elle faisait face à son reflet et se sentait d'autant plus remontée contre le Monde. La haine qui l'habitait la déstabilisait. La tempête d'émotions et de sentiments qui faisait rage en elle la laissait épuisée, le soir venu. Et pourtant, ses nuits étaient bien souvent perturbées par les mauvais rêves, qui la réveillaient et l'empêchaient de se rendormir. Elle se sentait fatiguée, physiquement, moralement, mais ne réussissait pas à trouver le répit dont elle avait besoin. Trop de questions sans réponses dans sa tête, trop d'inquiétudes dans son cœur.
Un domestique frappa doucement à la porte de la chambre, tandis qu'Aloisia plaçait un collier autour de son cou. « Entrez. » Une employée au service de la rousse poussa la porte, s'inclinant devant la jeune femme. « Votre Altesse, Agnieszka Lindeberg vient d'arriver au palais. » Aloisia hocha lentement la tête. « Faites préparer le thé et amenez le dans le salon, merci. » La femme s'empressa de quitter la compagnie d'Aloisia. Achevant sa tenue, elle se rendit ensuite dans le salon de l'appartement qu'elle partageait avec Luis. Décoré par leurs soins, elle se sentait bien entre ces quatre murs. Assise sur l'un des canapés, la future impératrice détailla la silhouette d'Agnieszka lorsque cette dernière entra dans la pièce. La jeune femme avait de bons goûts, lorsqu'il s'agissait de vêtements, et Aloisia ne pouvait que le remarquer. C'était une belle femme, une beauté slave aux traits doux. Aloisia lui aurait volontiers fait confiance les yeux fermés, si elle n'avait pas été si méfiante. Un sourire étira les lèvres de la rousse, tandis qu'elle se levait pour accueillir Ania. « Je vous remercie de m’avoir invitée, Votre Altesse. » Cette invitation n'était pas innocente. Aloisia avait quelque chose derrière la tête en invitant la jeune femme sous son toit. Elle avait besoin d'éclaircir les doutes qu'elle avait à l'encontre de Katarzyna. Si autrefois, la rousse appréciait sincèrement celle qui était devenue sa cousine, aujourd'hui elle s'en méfiait grandement. Cet attentat envers sa famille l'avait rendu paranoïaque, et depuis Aloisia voyait le mal partout. Elle espérait pouvoir obtenir les informations qu'elle recherchait grâce à Agnieszka. « Je t'en prie, pas de Votre Altesse entre nous. » Elle fit signe à la jeune femme de s'installer en face d'elle, tandis qu'elle reprenait place sur le canapé. Son regard était perçant, détaillant le visage de son interlocutrice. Son teint n'était pas aussi lumineux que d'ordinaire, son sourire plus éteint que d'habitude. « Dis moi, comment vas-tu? » L'employée revint à cet instant, amenant avec elle un large plateau, sur lequel reposaient une belle théière, deux tasses et des petits gâteaux. Elle installa tout sur la table basse, avant de verser le thé aux deux jeunes femmes. D'un geste de la main, Aloisia autorisa la femme à quitter la pièce, sans quitter du regard la Lindeberg.
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Agnieszka Lindeberg
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MessageSujet: Re: (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears   Dim 25 Sep - 17:31

(∆∆∆)
art of reading
beyond smiles
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« Je t'en prie, pas de Votre Altesse entre nous. »   La blonde lui adresse un sourire, secrètement soulagée d'être débarrassée de l'étiquette. Elle la maniait à a perfection, comme se le devait toute dame issue de son rang, mais elle n'aurait pas réussi à s'y tenir pendant le temps d'un thé avec Aloisia. Elle n'avait jamais été une Altesse à ses yeux - et ne le serait probablement jamais, sans que cela ait quoique ce soit à voir avec un mépris qu'elle n'éprouvait même. Elle s'exécute quand elle lui fait signe de s'asseoir dans un fauteuil, attendant malgré elle que son Altesse l'ait tout de même fait avant elle. On n'oubliait pas ses manières d'un coup d'un seul. Elle baisse les yeux quelques seconde vers ses genoux collés, passe une main sur sa robe pour en retirer poussières et saletés inexistantes. Quand elle redresse la tête, elle remarque que celui d'Aloisia est rivé sur son visage - et elle se sent nue. Elle a la désagréable impression que la rousse sait soudainement tout ce qu'il se passe dans sa tête, dans son coeur, dans son corps tout entier ; qu'elle arrive à lire chacune de ses présentes émotions au creux de ses prunelles azures. Elle sait ce qu'elle voit sur ses traits pâles : la tristesse, la colère, peut-être un petit peu de peur et d'anxiété. Elle était devenue si mauvaise pour toutes les cacher. Elle porte une attention plus ample à la robe qu'elle porte - verte, accordée avec ses yeux, mettant à la fois son minois et son corps en valeur. Combien de fois avait-elle voulu lui ressembler ? « Dis moi, comment vas-tu? »  Elle attaque, la lionne. Ou du moins, c'est comme cela qu'Ania le ressent. La slave déglutit, le plus silencieusement possible. Elle fait de son possible pour qu'elle ne l'entende pas se demander ce qu'il était bon de lui répondre. Elle profite de l'entrée d'une domestique pour focaliser toute son attention sur ses mouvements. Elle la regarde poser un plateau, s'emparer d'une magnifique théière ouvrage, remplir leurs deux tasses le plus délicatement possible. Elle la remercie en un murmure. Elle ne la regarde pas s'en aller, cependant. Les iris d'Aloisia sont toujours rivées sur elle. Elle n'a plus aucun moyen d'échapper à sa question, alors elle habille ses lèvres rosées d'un sourire parfaitement maîtrisé, et hache vivement la tête. « Plutôt bien, je dirais. Simplement, la rentrée n'est encore pas arrivée, mais je suis déjà exténuée. » Le début des cours à Goldadler approchaient à  très grands pas, et les derniers préparatifs de l'enseignante lui prenaient la majeure partie de ses nuits déjà très courtes. Il lui sembla que cette excuse ferait une explication parfaite à ses yeux cernés. « Et toi, alors ? » Elle n'osait pas le formuler à haute voix, mais elle savait que la suite de sa question s'afficherait dans ses yeux et dans son sourire triste. Tu tiens le coup, Aloisia ? Car si la polonaise avait perdu son amie, l'allemande, elle, avait perdu la grand majorité de son sang.


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‹ SCOLARITÉ : diplômée de goldadler depuis une dizaine d'années, aloisia était une étudiante qui excellait dans tous les domaines.
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MessageSujet: Re: (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears   Sam 1 Oct - 13:20

Aloisia était loin d'être stupide. Elle se considérait même comme quelqu'un d'intelligent, sans qu'il n'y ait aucune arrogance derrière ça. On lui avait toujours répété, au cours de sa vie et elle s'était habituée à cette idée. Elle avait, depuis son adolescence, appris à tirer partie de cette intelligence pour servir ses propres intérêts. Alors, lorsqu'elle remarqua le comportement d'Ania, elle sentit que quelque chose n'allait pas. Le regard de son interlocutrice suivait les mouvements de la domestique, tandis que celui de la future impératrice était figé sur la blonde. Agnieszka était une jeune femme sémillante, du moins, c'était le souvenir qu'Aloisia en gardait. Mais lorsque  les iris de la rousse se posaient sur la princesse slave, elle ne retrouvait pas cette personnalité pétillante qui lui était propre. Le regard presque fuyant de la blonde ne faisait que renforcer les croyances de la rousse. « Plutôt bien, je dirais. Simplement, la rentrée n'est encore pas arrivée, mais je suis déjà exténuée. » La futur impératrice hocha doucement la tête, un sourire poli figé sur les lèvres. Elle ne la croyait qu'à demi-mot. Les préparatifs de la rentrée devaient certainement demandé beaucoup de temps à Agnieszka, mais il ne s'agissait pas que de ça. Aloisia était persuadée que tout ça avait à voir avec Katarzyna. Elle était certaine qu'avoir invité la jeune femme lui permettrait d'obtenir des réponses. « J'imagine que ça ne doit pas être de tout repos. Ça me semble tellement loin, Goldadler. » Les remembrances de cette époque étaient encore claires dans l'esprit de la rousse. Une époque qu'elle chérissait, simple et sans soucis. Elle ne pouvait s'empêcher d'être nostalgique, lorsqu'elle comparaît ces années à l'époque actuelle. « Et toi, alors? » Cette question renvoya Aloisia à la réalité. Comment allait-elle? Elle en avait assez de mentir. Elle n'allait pas bien, comment pourrait-elle? Mais elle affirmait le contraire à quiconque lui demandait, car elle ne souhaitait pas paraître faible. Elle ne voulait inquiéter personne non plus. Mais lorsqu'on lui posait cette question, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qui s'était passé ces dernières semaines. Les visages des membres de sa famille lui revenaient en tête. Les épitaphes, gravés dans la pierre, de son père, de ses frères, de ses neveux, qui hantaient sa mémoire. Aloisia se saisit de sa tasse de thé, tout en offrant un léger sourire à Ania. « Après l'attentat, ça a été difficile. Mais ça va, maintenant. La vie continue. » Elle porta le thé à ses lèvres, avant d'en boire une gorgée. « Nous cherchons activement qui a bien pu faire ça. On a déjà pu dégager quelques pistes. » Son regard croisa celui de la blonde. Elle souhaitait lui faire passer un message à travers ces paroles.
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Agnieszka Lindeberg
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MessageSujet: Re: (aloisia & agnieszka) art of reading beyond smiles and tears   Mar 1 Nov - 22:02

(∆∆∆)
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« J'imagine que ça ne doit pas être de tout repos. Ça me semble tellement loin, Goldadler. » La slave hoche lentement la tête, un sourire triste figé sur ses lèvres. Il était vrai que l'époque où elles y étaient elles-mêmes élèves remontaient à quelques années. Elle osait encore les compter sans se déprimer, mais il lui suffisait de se rappeler de cette période pour que son coeur se sert quelque peu. Elle n'a qu'à regarder les traits d'Aloisia pour savoir que la même mélancolie l'avait saisie. Il fallait dire, qu'indépendamment l'une de l'autre, elles avaient chacune vécu énormément de choses à l'académie. En y réfléchissant, elles y avaient passé la majorité de leur vie, et Ania ne la quitterait que lorsque la vieillesse l'empêcherait d'y enseigner. Dans longtemps, très longtemps, elle l'espérait. Elle faisait partie de ceux qui adoraient leur métier plus que les autres éléments qui constituaient leur vie.

L'allemande ne répond pas tout de suite à sa question, et il ne vient à l'idée d'Agnieszka de la presser. Elle la laisse se perdre dans ses pensées comme elle-même le faisait si souvent. Elle en profite pour porter sa tasse à ses lèvres et goûter à sa première gorgée de thé. Même cela était plus précieux au palais impérial que dans le reste du pays. « Après l'attentat, ça a été difficile. Mais ça va, maintenant. La vie continue. » Une fois encore, Ania se contente d’acquiescer, de façon presque absente. La vie continue. Etait-ce vraiment le cas ? La vie de la polonaise n'était absolument plus la même depuis que l'incendie avait emporté Nikola, et elle n'osait pas imaginer à quoi devait ressembler celle de la dame en face d'elle - celle qui avait perdu la presque intégralité de sa famille en une nuit seulement. Elle s'égare, Agnieszka, elle s'égare et elle se demande si la vie est toujours là. Elle respire, elle marche, elle parle, sa santé est des meilleures. Mais son coeur, lui, est déchiré, et elle ne sait pas s'il fait bon de vivre dans de telles circonstances. Elle lui rend son faible sourire, prend une gorgée en même temps qu'elle, et ne la quitte pas du regard alors qu'elle poursuit.  « Nous cherchons activement qui a bien pu faire ça. On a déjà pu dégager quelques pistes. » La curiosité de l'enseignante est piquée. Elle retire rapidement la tasse d'entre ses lippes, manquant de se brûler et de tâcher sa robe. Ses sourcils se sont haussés malgré elle, et elle s'est redressé sur son siège. Elle le savait, quelqu'un leur avait voulu du mal. Et la justice ferait son travail, elle en était certaine. Elle avait une confiance aveugle en la justice de l'Empire, pour une raison qu'elle ignorait. Peut-être parce qu'elle avait toujours été très utopiste, et que jusqu'ici elle n'avait rien entendu de particulièrement aberrant. Quoiqu'il en fut, elle était soudain assoiffée de détails et de précisions sur la question. Seulement, elle ne trouvait pas convenable de demander à la future impératrice de lui en parler. Du moins, pas directement. Elle s'éclaircit la gorge, essayant de paraître la plus désintéressée possible. « J'ose imaginer que tu ne peux rien me révéler. » Elle s'adosse plus confortablement contre le dossier du fauteuil et passe élégamment une jambe par-dessus l'autre. « Pourquoi ferais-tu une chose pareille, je n'ai rien à savoir de plus. »


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